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Etudes de Langue et Litterature Francaises


  • - 주제 : 어문학분야 > 불어학
  • - 성격 : 학술지
  • - 간기: 계간
  • - 국내 등재 : KCI 등재
  • - 해외 등재 : -
  • - ISSN : 1226-4350
  • - 간행물명 변경 사항 :
논문제목
수록 범위 : 101권 0호 (2015)

소포클레스, 코르네유, 볼테르의 오이디푸스 비극 속 아버지 -그 상징과 실제

김덕희 ( Deok Hee Kim )
6,300
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Les lecteurs et les spectateurs de nos jours ont des idees assez confuses en matiere de la legende d``OEdipe. Ceci est du. au fait que Freud avait adopte cette histoire tragique pour le modele de sa theorie illustre et que Lacan avait invente le concept du Nom-du-Pere dont la formation a permis de comprendre la nature et la fonction du pere sous l``angle symbolique. Cette legende presentee par Sophocle dans deux pieces de tragedie a procureun modele d``un homme accable sous un mecanisme irrationnel opere par une force insaisissable, autrement dit, les dieux. A partir du parricide et de l``inceste commis par OEdipe, les crimes touchant les relations de parente, les psychanalystes se polarisent pluto.t sur le rapport entre pere et fils. Ils supposent ainsi un pere puissant qui opprime son fils et interdit a celui-ci de s``unir avec sa mere. En lisant les tragedies intitulees OEdipe et reecrites sous l``Ancien Regime, surtout celles de Corneille et de Voltaire, on trouve les peres qui sont bien differents du pere puissant dont les psychanalystes ont puise le modele dans la piece antique. Cette difference que l``on examine revelera les divers visages du pere. Tout au long de sa vie, OEdipe rencontre son pere trois fois. La premiere rencontre est faite bien su.r lors de sa naissance. Son pere, ayant cede a l``oracle, abandonne OEdipe nouveau-ne, le futur parricide et inceste. Le pere qui renonce a sa fonction protectrice de son enfant lui donne pourtant a son insu le nom d``OEdipe, "pieds enfles" qui est la trace de l``infanticide.A un carrefour a Pokis, OEdipe rencontre un vieil homme sur un char. Sans savoir qu``ils ont un lien de parente, ils se disputent. OEdipe tue ce vieux voyageur discourtois. A partir de cette rencontre Zupan.i. demande si l``on peut considerer le meurtre d``OEdipe comme un vrai parricide. Elle demande en me.me temps si le fils peut toujours appeler pere celui qui ne l``a pas reconnu comme fils et qui ne le reconnai.t pas sur la route. Rappelons que d``apres Lacan, 걌le pere est celui qui nous a reconnu.걎. Contrairement a l``auteur antique, pour cette rencontre, les dramaturges modernes composent une scene ou le pere et le fils eprouvent une certaine sympathie. Corneille et Voltaire font plus d``attention a la description de Lai.us. Le premier a fait Lai.us plus respectable, ce qui est bien normal pour l``auteur du temps de la monarchie absolue. Il est surtout remarquable que chez Voltaire Lai.us meure en reconnaissant le jeune homme devant ses yeux, son tueur. Le pere semble conserver la memoire du fils qu``il a tue. Peut-e.tre que son fils lui manquait. Aucun auteur n``a represente le vrai sentiment de ce pere qui n``apparai.t jamais sur scene. Peut-e.tre c``est un pere emotif qui est bien loin du pere freudien, le pere castrateur. La troisieme rencontre a lieu sans contact corporel. La parole de l``ombre du pere est transmise par le pre.tre. On dirait que le revenant du pere est le pere de jouissance qui surgit au moment ou l``ordre symbolique est dans un etat trouble. Ce pere est cruel lorsqu``il demande le sacrifice de son sang pour liberer la cite du malheur de la peste, particulierement dans la tragedie de Corneille. C``est parce que la fille de Lai.us est directement concernee, me.me si elle n``est qu``un MacGuffin apres tout. L``oracle deja accompli, OEdipe en tant que roi de Thebes obeit a la demande imperative du feu roi, le pere. C``est la pere-version, lacanienne. OEdipe roi cherche a consolider son fondement politique et a sauvegarder l``ordre deja etabli et existant, tout en s``appuyant sur l``autorite de son predecesseur. Lacan constate que dans le cas des nevroses, il est frequent que le personnage du pere soit dedouble. Un oncle ou un beau-pere se substitue au pere absent ou mort. Creon, oncle d``OEdipe(Sophocle), OEdipe, beau-pere de Dirce (Corneille), et Philoctete, amant de Jocaste(Voltaire) sont les doubles du pereavec lesquels le sujet(le fils) entre dans une relation rivalisee et en me.me temps fraternisee. Dans la realite des tragedies, on a cherche un pere bien different du pere tyrannique qui est dans une confrontation avec le sujet. On a essaye surtout dans les tragedies classiques de trouver un pere sympathisant avec le sujet, un homme comme nous.

보부아르의 『초대받은 여자』에 나타난 "타자"의 실존적 의미

김정란 ( Jeong Nan Kim )
5,900
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L``Invitee est une histoire d``un couple qui se trouve en difficulte intrinseque causee par une fille avec laquelle il a forme un menage a trois. Ce recit est inspire de l``experience reelle de Simone de Beauvoir, J-P. Sartre, Olga Kosakiewicz et sa soeur Wanda. Son epigraphe, “Chaque conscience poursuit la mort de l``autre” tiree des idees hegeliennes nous attire l``attention, aussi bien qu’une phrase celebre de Sartre, “L``enfer, c``est les autres.” Tout au long de ce livre, la tension entre les personnages est nette et marquante. D’ou notre curiosite d’essayer de l’expliquer avec ses raisons et de chercher le sens d’autrui chez notre auteure en nous appuyant sur les deux philosophes mentionnes ci-dessus. Bien evidemment autrui est une condition sine qua non de l``existence humaine. Il est possible de se connaitre a travers les yeux des autres. Francoise, compagne de vie de Pierre, se forme en s’identifiant a lui, en acceptant tous ses desirs comme les siens, meme la relation triangulaire avec Xaviere. Cependant la presence de la rivale d``amour capricieuse, intransigeante et egoiste lui revele le mirage qu’elle a construit jusqu’alors en se mettant au ‘deuxieme sexe’ aupres de l’homme superieur bien aime. De ce fait, elle realise que c’est elle-meme qui doit conquerir son autonomie et son independance. Il est vrai que l’autre est non seulement ‘le mediateur indispensable entre moi et moi-meme’, mais aussi l’ennemi qui m’objective ou m’aliene par son regard. Inversement je suis autrui pour lui. C’est la raison pour laquelle nous assistons a une lutte continuelle ou un conflit entre deux consciences quitentent de s’effacer l’une l’autre. Les personnages veulent garder leur subjectivite en tant que maitre de leur etre, en possedant l’autre. Le dernier se revolte pour ne pas perdre sa liberte. En plus secourir quelqu’un peut etre un moyen d’affirmer sa superiorite vis-a-vis des autres. Ainsi chacun se bat pour reconquerir la reconnaissance d’autrui, en allant jusqu’a aneantir son adversaire. Le meurtre est un acte malheureux mais necessaire afin de se delivrer du mal de vivre avec les autres, ainsi que de la honte qui est vivante tant qu’il vit. Mais finalement il s’avere que c’est un echec. Car bien qu’il disparaisse, le fait que j’ai commis une erreur subsiste, et la possibilite de changement de mon existence est perdue. Il en resulte la necessite de se reconnaitre reciproquement en tant que sujet autonome. Tout compte fait, il faut accepter l’autre qui ‘existe au meme titre que moi, et avec autant d``evidence’ et la fatalite de la coexistence avec lui. Par consequent Beauvoir ouvre la philosophie de ‘la reciprocite’ et de ‘l’intersubjectivite’ qu’elle va approfondir prochainement.

알베르 카뮈의 『이방인』 한국어 번역본들에 대한 문체론적 고찰

김진하 ( Jin Ha Kim )
8,600
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Il existe bien des traductions coreennes de L’Etranger d’Albert Camus depuis la premiere apparition en 1953 dans le pays. L’oeuvre est en effet consideree majeure parmi les romans modernes francais ; tout particulierement en Coree ou il n’etait pas rare de trouver des traductions qui ne se souciaient guere des droits d’auteur. La premiere tentative fut celle de Lee Whi-Young (이휘영). Elle fut la plus populaire et donc la plus consultee. Elle servira d’ailleurs de base aux futurs travaux des autres traducteurs qui la remanieront, voire la corrigeront. Kim Wha-Young (김화영), en particulier, specialiste d’Albert Camus, a accompli en une dizaine d’annees un grand projet de traduction vers le coreen des oeuvres completes d’Albert Camus pour les editions Chaeksesang (책세상). Cette version de L’Etranger a ete, a-t-il dit, aussi remaniee avec l’aide des precedentes tentatives, et corrigee en consideration de changements linguistiques modernes du parler coreen. Cependant, d’autres nouvelles traductions sont apparues depuis quelques annees par les traducteurs de la nouvelle generation dans le cadre de la collection de la litterature mondiale de quelques maisons d’editions. On peut, par exemple citer celles de Kim Ye-Ryong (김예령) et Lee Kie-Un (이기언), specialistes de l’auteur, et les comparer entre elles. Mais ces diverses versions revelent certains desaccords avec les precedentes et en meme temps quelques confusions au niveau des elements fondamentaux dans les procedes traductologiques. C’est surtout celle de Lee Jeong-Seo (이정서) qui a fait couler beaucoupd’encre car elle comportait de nombreuses notes acerbes pleines d’ironie fustigeant les precedentes versions dont celles de Kim Wha-Young, reconnue pourtant pendant un certain temps pour sa qualite. Mais en considerant en detail les facteurs elementaires dans les traductions comme le mot, les elements grammaticaux et les differences culturelles du point de vue stylistique, on peut y trouver bien des points obscures et des fautes et erreurs ainsi que des decalages de style. Tout d’abord, au niveau du mot, presque toutes les versions se differencient dans la transcription des noms propres, dans l’appellation du statut et des titres mais egalement dans la transcription en parallele en caractere chinois. Ensuite, quant aux elements grammaticaux caracteristiques de l’oeuvre comme le pronom personnel, le temps et le discours indirecte libre, il existe beaucoup de points relativement heterogenes qui ne sont pas necessairement dus a la difference de style et gout des traducteurs. En somme, bien qu’il y ait des traits intraduisibles entre le francais et le coreen, on doit reconnaitre la presence d’elements et de parties maladroites dans les traductions actuelles. La version de Lee Jeong-Seo dernierement apparue et pretendue la plus fidele et sincere a l’oeuvre merite une mention speciale par son deguisement de la realite via une foisonnante rhetorique dans le prologue et aux notes garnies toutes personnelles n’apportant au final que des informations facultatives. On y decele des maladresses ressemblant fortement a un simple recopiage pour ne pas dire plagiat des versions precedentes, principalement inspiree par celle de Kim Wha-Young. En conclusion, traduire L’Etranger reste toujours attractive par ses phrases claires et ses images naturelles qui s’y degagent, mais en meme temps complexe de par tous ses aspects paradoxaux : des phrases simples et un sentiment obscure, une progression lineaire dans une reflexion atemporelle, un recit court et un discours inacheve, etc. Par ses traits, on serait toujours tenter de lire et faire lire le texte en examinant chaque version pour etablir un modele de base applicable en classe de langue et en litterature francaise en Coree. Toutefois, il reste indispensable avant toute chose de suivre le textea la lettre pour constater les elements de stylistique et leurs effets de sens. Car c’est avec cette approche stylistique directe et seche qu’il est possible d’arriver aux limites de la traduction. Et c’est la aussi qu’intervient la methode grammaire-traduction a l’appui de la lecture stylistique comme une approche pertinente pour l’enseignement de la langue et litterature etrangeres.

『어느 섬의 가능성』 혹은 "잃어버린 몸을 찾아서" -포스트휴먼 주체와 몸

오영주 ( Young Ju Oh )
한국불어불문학회|불어불문학연구  101권 0호, 2015 pp. 103-125 ( 총 23 pages)
5,800
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Les discours posthumanistes sont en train d’elargir leur champ, dans le sillage du mouvement philosophique qui met en cause le ≪ sujet ≫ implique dans l’humanisme, ainsi que du developpement des technologies qui font envisager une mutation et une extension de l’organisme humain. Un des enjeux est le ≪ corps ≫, autour duquel se developpent des idees opposees. Il y a, d’un cote, les ≪ transhumanistes ≫, qui anticipent un monde ou l’humanite depasserait les limites corporelles, et, de l’autre cote, les ≪ posthumanistes critiques ≫, qui cherchent une voie de depassement de l’anthropocentrisme, dont ils lisent dans les discours transhumanistes l’ultime version. La Possibilite d’une ile (2005) presente des neo-humains (ou des posthumains) crees par duplication biologique : ils menent, aux alentours de l’an 4000, une vie tranquille mais sans joie et meme ennuyeuse. Le roman s’acheve sur la defection du neo-humain Daniel25, qui ne supporte plus cette existence. Les neo-humains de La Possibilite d’une ile sont proprement ≪ neo ≫ moins par leur constitution biologique que par leur integration numerique : ce n’est pas leur corps clone et augmente, mais leur environnement numerique qui les rend solitaires et souffrants. Les neo-humains qui font defection, qui fuient l’existence qui leur est programmee, refusent au fond l’≪ effacement du corps ≫ qu’implique la civilisation numerique. Le ≪ commentaire final, epilogue ≫, recit suivant la defection de Daniel25, transforme La Possibilite d’une ile en une sorte de ‘A la recherche du temps perdu’ du neo-humain, dans la mesure ou il s’agit d’un recit dont le declencheur est la sensation du corps et la conscience de la mortalite. Nous interpretons la defection de Daniel25comme une recherche du ≪ corps ≫, du corps en tant que ≪ sujet ≫. S’il s’arrete en chemin et entre dans un etat lethargique, ce n’est pas, comme il le pense, a cause de son corps humain, mais d’une certaine idee du corps : le corps comme prison a laquelle doit echapper l’esprit, ≪ identite sublime ≫. Tous les Daniel du roman . de Daniel1, ≪ ancetre ≫ du 21e siecle, a Daniel24 et 25, ses clones deux mille ans plus tard . sont prisonniers d’une conception du ≪ sujet ≫ qui se constitue en s’ecartant du corps, pour ne pas dire en l’ecrasant.

베케트와 프루스트: 베케트의 초기 평론 『프루스트』를 중심으로

유예진 ( Yae Jin Yoo )
한국불어불문학회|불어불문학연구  101권 0호, 2015 pp. 127-152 ( 총 26 pages)
6,100
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Au premier point de vue, il semble que rien ne lie Samuel Beckett, dramaturge et poete irlandais et Marcel Proust, lauteur du seul roman monumental qu`est A la recherche du temps perdu. Pourtant, si nous regardons de pres, il existe un lien indeniable entre ces deux. Le jeune Beckett de 24 ans, a la fin de son premier sejour a Paris en tant que lecteur d`anglais a l`Ecole Normale Superieure, redige Proust, un essai critique certes non conventionnel, et qui se veut surtout loin d`e.tre academique. Ecrit en sa langue natale, le texte ne sera traduit en francais qu`en 1990, soit soixante ans apres sa publication originale. L`objectif de cette etude est d`analyser de pres cet essai d`un point de vue circonstantielle et structurelle. L`ambivalence, voire l`incertitude de Beckett face au roman proustien explique les characteristiques hesitants du contenu et de la forme de son essai. La preface ainsi que le corps du texte demontrent que Beckett voit l`univers proustien dans sa dualite. D`abord, Beckett denonce le co.te de Proust comme individu ayant ecrit des lettres, des poesies ou des essais dans les salons parisiens afin de ne mettre en relief que l`ecrivain, auteur de La Recherche. La dualite se voit egalement dans le choix des themes traites. Sujet et objet (du desir) sont en etroite correlation dans leur rapport avec le temps. De plus, l`habitude et la memoire sont les instruments de la mort et de la resurrection perpetuelles conditionnees dans le temps. Nous y decelons un pessimisme ambiant a travers lequel Beckett voit `la vie du corps sur terre comme un pensum maudit` et qui deviendra par la suite comme le leitmotiv de ses oeuvres a venir. Enfin, l`analyse descitations des passages de Proust revele un Beckett qui ne se conforme pas aux conventions academiques - il refuse de suivre le chemin trace par ses predecesseurs -, mais un jeune essayiste, et non un critique litteraire qui commence a decouvrir sa propre voix a travers celle de Proust.

알베르 카뮈의 무신론에 관하여

이기언 ( Kie Un Lee )
한국불어불문학회|불어불문학연구  101권 0호, 2015 pp. 153-190 ( 총 38 pages)
7,300
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알베르 카뮈는 1954년 11월 1일자 작가수첩에 다음과 같은 단상을 적었다. “나는 종종 내가 무신론자라고 하는 글을 읽는다. 나의 무신론에 대해 하는말도 들린다. 그런데 이 낱말들은 내게 아무런 의미 없다. 내겐 의미 없는낱말들이다. 나는 신을 믿지 않는다. 그렇다고 내가 무신론자는 아니다.” 신을믿지 않는데, 어떻게 무신론자가 아닐 수 있을까? 신은 믿지 않지만, 믿는게 없는 건 아니라는 것일까? 그렇다면 무엇을 믿는다는 것일까? 이 논문은바로 이런 물음에서 출발하고 있다. 카뮈 자신이 “나는 신자가 아니다” 혹은 “나는 기독교도가 아니다”라고 여러 차례 밝혔듯이, 그가 기독교를 신봉하지 않은 것은 분명한 사실이다. 그런데 카뮈 사상에서 한 가지 특이한 점이 있다면, 기독교를 언급할 때마다 공산주의 이데올로기와 연결시키고 있다는 것이다. 그 이유는 다음과 같다. 카뮈가 보기에, 기독교나 맑시즘은 둘 모두 절대신앙에 속하기 때문이다. 기독교는 신의 섭리를 믿고, 맑시즘은 역사를 믿기 때문이다. 반면에 카뮈는 신도역사도 믿지 않는다. 그에게 하나의 믿음이 있다면, 인간에 대한 믿음이다. 다시 말해서, 그는 오로지 인간밖에 믿지 않는다. 이런 점에서 그는 인간을믿는 무신론자이다. 카뮈의 무신론은 2차대전 직후 부역자 숙청을 놓고 카톨릭 작가 프랑수아 모리악과 벌인 저 유명한 논쟁에서 단적으로 드러난다. 기독교 정신에 충실한 모리악은 르 피가로 지의 사설과 기사들에서 증오에서 우러나오는 복수심에 근거한 처벌보다는 “신의 자비”에서 우러나오는 “용서”를 줄기차게 설교했다. 반면에, 카뮈는 지성인의 경우 “실수”가 아니라 “범죄”라고 주장하면서, 조국의 미래를 위해서는 “불가능한 용서”가 있으므로 “가장 준엄하고 냉혹한 정의”의 심판을 주장했다. 소위 “인간의 정의” 대 “신의 자비”의 대충돌이었다.인간에 대한 카뮈의 철두철미한 믿음은 위 논쟁에 종지부를 찍은 카뮈의 기사「정의와 자비」에 담겨 있다. “우리는 인간에 대해 절망하기를 거부해야 한다.인간을 구원하겠다는 허황된 야망을 품지 않고 있는 우리는 적어도 인간을 섬기고자 한다. 신과 희망 없이도 살 수 있다는 데는 공감하지만, 우리는 인간없이는 그다지 편안하게 살아갈 수 없다. 이점에 있어서 나는 분명하게 모리악씨에게 말할 수 있다. 우리는 낙담하지 않을 것이며, 최후의 순간까지 인간의 정의를 좌절시키려는 신의 자비를 거부할 것이라고 말이다.” 한마디로, 카뮈는 휴머니스트 무신론자라고 할 수 있다. 1960년 1월 4일, 카뮈가 불의의 교통사고로 세상을 떠났을 때, 사르트르는옛 친구에게 바친 추모사에서 “순수하고 엄격한, 금욕적이고 육감적인 그의고집스러운 휴머니즘은 이 시대의 기형적인 대사건들에 맞서서 힘겨운 투쟁을 벌이고 있었다”라고 칭송했다. 사르트르의 표현대로, 카뮈는 “고집스러운”휴머니스트였다. 노벨평화상 수상자인 엘리 비젤은 카뮈에게 바치는 글 「양심인」에서 다음과 같이 역설한 바 있다. “휴머니스트 사상가 카뮈? 왜 아니겠는가? 휴머니스트라는 수식어는 그에게 기막히게 어울리는 찬사이다. […] 인간에게는 비난할 것보다는 찬미할 게 더 많이 있으니, 우리에게 인간의 인간성을 믿도록 도와주는 이는 바로 카뮈가 아닐까? 그의 목소리가 그립다.” 그렇다.카뮈는 “인간의 인간성”을 믿었던 “휴머니스트 사상가”였다. 이런 점에서 보면, 페스트의 주인공 의사 리외는 카뮈의 사상을 가장 잘 대변하고 있다. “나는성자들보다는 패자들에게 더 많은 연대감을 느낀다. 내겐 영웅심이나 신성함에 대한 애착이 없다. 내 관심은 인간이 되는 것이다”라고 토로하는 휴머니스트 의사 리외의 힘겨운 투쟁을 그린 소설 『페스트』를 구상하던 카뮈는 다음과같은 투철한 믿음을 가지고 있었다. “인간에게는 경멸해야 할 것보다는 찬양해야 할 게 훨씬 더 많다.”
7,200
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Gilles Henault(Quebecois) a deploye toutes ses capacites au 20eme siecle en tant que poete, critique d’art et administrateur d’arts. Pour mieux composer ses poemes, il s’est consacre a la critique d’art abstrait et a la gestion des arts. Pour Henault, la poesie recherche l’existence de l’homme qui veut etablir sa relation avec l’autre a partir de sa propre subjectivite. Le langage poetique doit alors renouveler la conscience des esprits routiniers et leur permettre de rever d’une maniere creative leur present et leur futur. Le “cri” de l’homme consiste a detruire le langage du sens stereotype et a crypter des contenus poetiques : “la poesie est mot de passe”. Dans les annees 1940 a 1950 au Canada, l’art abstrait(la peinture et la sculpture) a innove une esthetique traditionnelle a travers certaines nouvelles techniques. Pour Henault, l’art non figuratif montre, d’une maniere beaucoup plus concrete que l’art figuratif, la combinaison des elements plastiques tels que la couleur, la pierre, la lumiere. Cet art abstrait pose egalement le probleme existentiel de l’homme a partir de l’intuition et de l’etat psychique de l’artiste. Il se fonde alors sur la mentalite normale de l’artiste, et non pas sur ses imaginations desordonnees. L’art abstrait possede ainsi des valeurs universelles. Henault s’interesse aux deux techniques de l’art abstrait, c’est-a-dire a l’art cinetique et a l’art optique, ces deux techniques qui transforment la composition de l’oeuvre sous le frisson de lumiere ou selon l’illusion optique du spectateur.Il veut que des artistes quebecois pratiquent les deux arts et exposent leurs oeuvres dans la scene mondiale. Il considere les oeuvres de Charles Daudelin(art cinetique) et celles de Victor Vasarely(art optique) comme les modeles des deux arts ; leurs oeuvres representent l’existence de l’homme par rapport a l’environnement naturel. Les creations de l’art(art abstrait ou non) ont leurs valeurs artistiques dans leur relation avec le public, celui-ci qui veut confirmer sa propre existence en comprenant les oeuvres. Il faut donc elaborer certaines strategies liees a la gestion du musee d’art pour informer le public sur ce dernier pourvu d’oeuvres. Henault reflechit alors sur un ≪musee sans murs≫ qui peut mieux populariser l’art.

『철학서한』을 통해 드러난 철학자 볼테르

이효숙 ( Hyo Sook Lee )
한국불어불문학회|불어불문학연구  101권 0호, 2015 pp. 229-256 ( 총 28 pages)
6,300
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Voltaire, qui partit pour l``Angleterre en poete, en revint en philosophe. Et ses Lettres philosophiques en sont la preuve. En Angleterre, Voltaire assistait a la liberte d``esprit et a la raison triomphante. Etonne de la liberte de conscience dont jouissaient les pratiquants de diverses sectes de la religion revelee, il ne pouvait se retenir de la comparer a la tyrannie du catholicisme francais. La mise en contraste de la realite politique de l``Angleterre avec celle de la France vient naturellement pour critiquer le gouvernement francais ainsi que pour mettre en relief une liberte sage acquise par le parlement anglais. Quand il s``agit des belles-lettres, Voltaire se livre a un sentiment de superiorite en faveur de la litterature francaise. Cependant il envie les hommes de lettres anglais de ce qu``ils jouissent de consideration generale. En tant que poete, Voltaire, toujours conscient de son etat, ne pouvait se dispenser de comparer leur condition a la sienne. Mais ce qui frappe le plus son esprit, c``est Newton et Locke. Fascine par des theories de Newton, Voltaire voit un sage en lui et un re.veur en Descartes. C``est donc un ``philosophe`` que Voltaire trouve en Newton. Car ce siecle de science confond les savants avec les philosophes. Pour Voltaire qui "parle selon les lumieres de la philosophie", la philosophie "consiste a s``arre.ter quand le flambeau de la physique nous manque". D``autre part, Locke lui parai.t le philosophe le plus sage, le plus methodique et le plus exact. Les theories de ces deux savants anglais s``emparent tellement de l``esprit de Voltaire que celui-ci vient a les appliquer me.me aux Pensees de Pascal. Desormais ce ``misanthrope sublime`` reste l``adversaire privilegie pour Voltaire qui pretend ne parler qu``en philosophe. Au siecle de Voltaire,le mot ``philosophe`` entend donc un homme cultive qui, hostile aux religions revelees, se sert de sa raison (``la raison humaine``) et juge de toutes choses avec liberte entiere. Les Lettres philosophiques en font etat.

발자크의 고백 소설들: 윤리와 일탈

정예영 ( Ye Young Chung )
한국불어불문학회|불어불문학연구  101권 0호, 2015 pp. 257-277 ( 총 21 pages)
5,600
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Dans le present article, nous nous penchons sur 4 romans de Balzac dans lesquels la scene de la confession se situe au coeur de l`ouvrage : La Peau de chagrin, Le Medecin de campagne, Le Lys dans la vallee, et Le Cure de village. Dans la tradition occidentale judeo-chretienne, la confession est un acte de conscience sous-tendue par le sentiment de culpabilite et de repentir. Elle est destinee a une figure d`autorite morale censee absoudre ou cha.tier. Cependant, si ces romans balzaciens ne peuvent e.tre reduits a des cas edifiants de pe.cheurs repentis, c`est que leurs protagonistes entretiennent un rapport plus complique avec la morale. A travers l`acte de confession, ils adressent une demande d`amour a l`autre (Benassis, Felix de Vandenesse), ou bien ils s`enferment dans un narcissisme masochiste et mortifere (Veronique Graslin, Raphae.l de Valentin). Mortiferes, toutes ces confessions le sont foncierement, puisqu`elles visent a une jouissance impossible, au-dela de toute morale et de tout `bien` symbolique. La morale fonctionne ici comme la limite qui separe le sujet de l`objet de son desir, mais qui en me.me temps lui permet d`elaborer fantasmatiquement cet espace de l`objet. Cet espace est celui que Lacan designe comme celui du mal. La confession permet aux personnages de jouer sur ces limites, dans un va-et-vient entre transgression et culpabilite. La tentative de reconstruire un moi selon les normes du symbolique est ainsi toujours minee par l`appel de la jouissance. Dans une epoque ou le `bien` symbolique s`identifie de plus en plus au bien materiel, les romans de Balzac refletent la fragilite et l`ambigui.te de la morale.

로트레아몽의 『말도로르의 노래』에 나타난 악의 양가성

조윤경 ( Yun Kyung Cho )
한국불어불문학회|불어불문학연구  101권 0호, 2015 pp. 279-314 ( 총 36 pages)
7,100
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Cet article a pour but d``eclairer le motif du Mal represente dans Les Chants de Maldoror de Lautreamont, et de le situer dans la genealogie de la representation du mal par les poetes francais. A travers Maldoror, son double poetique, le poete met en scene les pires mefaits qu``on puisse commettre, tout en reflechissant sur deux concepts relatifs et controverses : le bien et le mal. Maldoror, diable incarne, est un hybride constitue d``organes humains, vegetaux et animaux. Il fait du mal a divers personnages en s’amusant a tailler dans leur chair, avec une cruaute devenue celebre. Cela symbolise le desir d``attaquer, le caractere actif d``une puissance primitive et la creativite. L``auteur fait egalement entendre aux lecteurs les differents cris emis a la fois par ceux qui attaquent et par ceux qui sont attaques. Il s``agit de "cri d``entrailles", selon l``expression d``Aragon, en lesquels se melent le plaisir et la douleur, l``energie offensive et la resignation, l``angoisse et la folie. Le mal maldororien devoile les desirs prohibes de l``humain, ainsi que les marques de la negation continuelle de soi-meme, de la societe et de Dieu. Mais tout comme l``on peut lire dans son nom "Mal dort, or", et comme cet "or" semble insinuer, l``attitude de l``auteur a l``egared du mal est ambivalente : il annule les distinctions entre agresseur et victime, cruaute et pitie, diable et Dieu... a travers les caracteres ambigus des personnages. Par ailleurs, l``ocean mis en scene, a la fois violent et calme, cruel et consolant, reflete l``univers inconscient de Maldoror, univers qui englobe justement ces aspects multiples et contradictoires.Le mal lautreamontien est etroitement lie a celui represente par des poetes francais comme Villon, Musset, Baudelaire et Rimbaud. Mais Lautreamont montre son originalite en revelant la force primitive, l``insurrection provocative et la puissance renversante impliquees dans le mal. Il s``exprime egalement par l``humour noir, que le surrealisme valorisera encore davantage a sa suite,particulierement a travers la cohue des comparaisons les plus hardies introduites par "beau comme".
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