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Etudes de Langue et Litterature Francaises


  • - 주제 : 어문학분야 > 불어학
  • - 성격 : 학술지
  • - 간기: 계간
  • - 국내 등재 : KCI 등재
  • - 해외 등재 : -
  • - ISSN : 1226-4350
  • - 간행물명 변경 사항 :
논문제목
수록 범위 : 40권 0호 (1999)

미셸 뷔토르의 『 변경 』 에 나타난 변경의 메커니즘

권은미(Kwon Eun Mi)
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La Modification de M. Butor est une histoire d`un homme dont la de´cision et la personne se modifient au cours d`un voyage de train entre Paris et Rome qu`il est en train de faire pour accomplir cette de´cision me^me. Mais ce n`est pas pour raconter cette histoire que l`on peut trouver assez psychologique et traditionnelle que Butor a e´crit ce roman. Pour Butor qui fait une recherche de formes romanesques nouvelles, le roman est `un instrument de prise de conscience´, le ro^le du romancier est d`amener une clarification, de permettre une prise de conscience de notre re´alite´ devenue de plus en plus complique´e. Butor a voulu monter dans ce roman comment un homme peut arriver a` cette prise de conscience de sa re´alite´, par le moyen d`un processus de la narration, c`est-a`-dire par les techniques romanesques. Pour comprendre ce roman, il faut que l`on lise cette histoire de modification dans les rapports complexes que celle-ci prend avec l`instance de la narration. Le but de notre e´tude est de trouver comment et par rapports a` quel me´canisme technique, cette histoire de modification se de´roule. Ce roman compose´ en 9 chapitrs a une structure temporelle bien complique´e, comportant le pre´sent, le passe´, le futur et le re^ve. Mais ce roman, commence´ par la monte´e au train du personnage et fini par son descente du train, a comme cadre de narration le pre´sent coincidant avec le vogage actuel durant 21 heures 35, ce qui coincide a` peu pre`s avec le temps de lecture. Avec ce pre´sent de narration, nous pouvons signaler deux autre caracte´ristiques techniques: l`usage du 2e`me personne et la description exceptionnellement minucieuse. Tout cela est voulu par l`auteur pour la prise de conscience de la re´alite´ du personnage, en plus dans sa totalite´. Le monologue inte´rieur de moi est comple´te´ d`un autre voix de sur-moi par le 2e`me personne, la description minucieuse traduit le souci de ne rien omettre le de´roulement du temps et la pre´sentation de l`espace. Le voyage ou le roman commence maintenant muni de tout cet e´quipage de narration. Le voyage qui se re´alise pour accomplir la de´cision du personnage, en suscitant la re´miniscence du passe´ et en faisant l`anticipation de l`avenir provoque´s par la narration me^me, devient paradoxallement le me´canisme me^me de de´faire cette de´cision. A la fin de ce voyage, le personnage modifie sa de´cision, modifie´ lui-me^me dans sa personne en prenant conscience de sa vraie re´alite´ ou` il voit un vide. Pour combler ce vide il de´cide d`e´crire un livre, livre qui sera une manifestation de sa liberte´ recherche´e, mais pour le moment refuse´e par le de´voilement de ce vide fait dans sa vie. La de´cision d`e´crire un livre du personnage entrai^ne l`e´criture du lecteur qui arrive a` s`identifier avec le personnage par le me´canisme de la narration, surtout l`usage du 2e`me personne. Nous trouvons qu`il existe la` un des caracte`res modernes de ce roman. C`est parce que si le roman est un instrument de prise de conscience, cette prise de conscience n`est pas seulement celle du personnage, mais celle du lecteur. L`e´criture du lecteur, ce sera la dernie`re et ne´cessaire instance du roman, surtout du Nouveau Roman dont ce roman fait partie.

『 성 앙뜨완느의 유혹 』 초판의 비평판 ( 1 ) - ' 시인들과 광대들 ' 의 장면

김용은(Kim Yong Eun)
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Dans le texte de 1856, la sce`ne des "Poe`tes et Baladins" qui figurait dans une se´rie des "Visions" de la premie`re Tentation de saint Antoine re´dige´e en 1848-1849, est supprime´e. Cette sce`ne nous inte´resse sous deux aspects: Pourquoi et quand Flaubert a-t-il supprime´ cette sce`ne? Peut-on e´tablir un texte proche de celui de 1849 sans avoir le texte mis au net de 1856 comme point de re´fe´rence pour de´chiffrer la correction faite en 1856 sur le texte de 1849? Pour aborder ces questions, nous avons d`abord suivi l`invention et l`e´volution de la figure du poe`te, a` partir de Jules de L`Education sentimentale (version de 1845), d`Iben du conte oriental Les Sept fils du derviche jusqu`Antoine-les Poe`tes et Baladins de la premie`re Tentation. Dans l`e´pisode des Visions, Iben a vu sa vocation de poe`te, ainsi qu`Antoine dans une de ses visions. La figure de ce groupe de Choeurs est un autoportrait du jeune Flaubert des anne´es 1845-1849 et semble s`e´carter des autres figures de la se´rie. e´tant pluto^t la figure de la transgression. Ce caracte`re subjectif a du^ de´cider Flaubert a` supprimer la sce`ne des "Poe`tes et Baladins", peut-e^tre me^me au dernier moment. En deuxie`me temps, a` l`aide du brouillon manuscrit qui pre´pare le premier jet du texte de 1849 (Bibliothe`que nationale de France. NAF 23669), nous avons tente´ de restituer les passages barre´s. Cette nouvelle lecture nous a permis au moins d`obtenir un meilleur texte, mais nous laisse toujours dans l`incertitude au sujet de la datation des ratures et des additions: correction ou imme´diate en 1848-1849 ou plus tard en 1856. Lorsque nous constatons que Flaubert a he´site´ entre les mots dans les brouillons de 1848-1849 (NAF 23669), qui seront barre´s et ajoute´s dans le manuscrit du texte de´finitif de 1849 (NAF 23664), nous avons choisi les mots ajoute´s pour le texte du premier jet et mis en note les mots barre´s, en conside´rant cette correction comme imme´diate. N`ayant pas pu restituer les passages raye´s en bloc, nous sommes oblige´s d`accepter tels quels les passages ajoute´s a` leur pl ace, ce qui rend le texte virtuel, faute de pre´cision de date. Le manuscrit NAF 23669 nous aidera largement pour tenter de de´chiffrer les passages barre´s, et il ne faut pas oublier de faire une lecture tre`s minutieuse du manuscrit NAF 23664 pour obtenir un texte plus proche du premier jet de La Tentation de saint Antoine.

욕망의 이야기 , 이야기의 욕망 - 결말의 시학을 위하여 -

김한식(Kim Han Sik)
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Le roman est un re´cit : la re´alite´ ne se comprend pas sans e^tre raconte´e. Il va de soi que la re´alite´ raconte´e n`est pourtant pas la re´alite´ me^me. Le roman n`imite pas la re´alite´. mais repre´sente la ve´rite´ par la mise-en-intrigue, c`est-a`-dire, par "le mode`le fini du monde infini". Tout roman a son de´but et sa fin : c`est bien par la lumie`re de fin que le de´but s`e´claire parfaitement, de me^me que la fin n`atteint a` sa pleine signification qu`en rejoingnant le de´but. Le de´nouement, composant avec le de´but et la fin le mode`le fini, se trouve intimement lie´ avec le syste`me structurant du re´cit, plus pre´cise´ment avec la mise-en-intrigue du re´cit. Ajoutons aussi qu`on ne peut parler d`une disparition comple`te du paradigme du re´cit, y compris celui du de´nouement, me^me dans les romans modernes qui semblent de´clarer "la mort du re´cit". Chaque oeuvre romanesque est bien su^r un type singulier du syste`me configuratif du de´nouement, mais repre´sente en me^me temps un principe ge´ne´ral : si on se refe`re a` la proble´matique du conflit entre sujet et objet, le roman se de´finit comme un "voyage a` la que^te de soi", ou bien, selon l`expression de Lukacs. "l`histoire d`une recherche de´grade´e, recherche de valeurs authentiques dans un monde de´grade´". Le roman de´crit une se´rie des actions et des expe´riences de l`individu proble´matique, par laquelle se produisent les changements de la situation et se re´ve`lent les aspects cache´s des personnages et des e´preuves. C`est bien la re´ponse a` ces e´preuves qui me`ne le roman a` son de´nouement. Dans la plupart des cas, a` la fin du re´cit, le he´ros doit faire face a` sa de´faite sinon une victoire dans la de´faite. Ce paradigme du de´nouement enracine´ dans la culture occidentale et chre´tienne est renouvele´ sans cesse, par la se´dimentation et la re´novation de la tradition litte´raire. D`ailleurs, le de´nouement du re´cit, se trouvant lie´ a` la vision du monde et du futur, semble repre´senter me´taphoriquement la pense´e apocalyptique, a` savoir la de´che´ance du monde et l`espe´rance du salut. Ce qui est remarquable, c`est que la fin, a` l`a^ge moderne, est devenue immanente pluto^t qu`imminente, si bien que le roman tend a` mettre accent sur la crise du monde, non pas sur la fin du monde. Ainsi, un grand roman nous ouvrira-t-il une voie pour de´couvrir un sens nouveau dans ses renversements inattendus et ses de´nouements.

조르쥬 페렉의 계열적 글쓰기 - 반복과 차이 -

김호영(Kim Ho Young)
한국불어불문학회|불어불문학연구  40권 0호, 1999 pp. 79-101 ( 총 23 pages)
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Le processus et l`univers de l`e´criture perecquienne apparaissent extre^me^ment riches et varie´s. Perec est d`ailleurs l`un des prometeurs, et presque le seul, de la construction textuelle de la se´rie, puisqu`il a su en incarner avec virtuosite´ les divers types a` la fois dans la structure et le re´cit de ses textes he´te´roclites. L`ensemble de notre travail tourne donc autour d`une suite de questions que nous nous posons a` ce sujet. Nous constatons d`abord que les traits majeurs re´ve´le´s par la se´rie figurant dans le texte de Perec se fondent sur deux principes particuliers : re´pe´tition et diffe´rence. Chez Perec, la re´pe´tition comme diffe´rence et la diffe´rence comme re´pe´tition forment l`essentiel du principe de la se´rie. Ensuite, nous nous demandons comment la repre´sentation des se´ries s`effectue dans la structure et le re´cit perecquiens, et en particulier comment les se´ries en de´se´quilibre, par de´faut, ou par exce`s, peuvent se construire et s`articuler dans les textes de Perec. Ainsi, dans certains romans comme La Vie mode d`emploi et Un cabinet d`amateur, on rencontre plusieurs exemples d`inscription textuelle de la forme se´rielle. De plus, nous observons que toutes les se´ries de Perec reve^tent essentiellement un aspect ambivalent d`homoge´ne´ite´ et d`he´te´roge´ne´ite´, comme elles s`organisent, en ge´ne´ral, selon le double principe de la re´pe´tition et de la diffe´rence. Enfin, nous pouvons affirmer que tous les e´le´ments de la se´rie pre´pare´s par Perec se tissent l`un a` l`autre dans le texte, et que, comme morceaux d`un puzzle, ils parviennent a` y construire "une centaine d`histoires", isole´es ou relie´es entre elles, qui appartiendront finalement a` l`immense univers fictionnel du texte. Il apparai^t donc e´vident que Perec pousse toutes ses activite´s scripturales le plus loin possible jusqu`a` ce qu`elles dressent une construction complexe et concre`te dans l`immense espace de la narrativite´.

시와 부정성 - 쟝 코앙의 부정성의 시학에 대한 고찰 -

박성창(Park Sung Chang)
한국불어불문학회|불어불문학연구  40권 0호, 1999 pp. 103-123 ( 총 21 pages)
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Jean Cohen est le fondateur d`une poe´tique reposant sur la notion d`e´cart. Son ouvrage principal, Structure du langage poe´tique, est en effet une e´tude des proprie´te´s communes a` un certain type d`oeuvres litte´raires, appele´es "poe´sie" qui se distingue nettement de la "prose". Il conside`re ainsi la poe´sie comme un e´cart par rapport a` la norme qu`est la prose. La seule ta^che de sa poe´tique est de de´finir la "poe´ticite´" propre a` la poe´sie. Ce n`est pas tant son projet d`une poe´tique comme science de la poe´sie qui nous inte´resse que la fac¿on dont il fonde la poe´tique ainsi conc¿ue : la notion d`e´cart, qui est a` la base de la de´marche rhe´torico-stylistique, fournit le principe me^me de la poe´tique. Par son objectif et sa me´thode, la poe´tique de J. Cohen rejoint plusieurs domaines voisins : la stylistique, la statistique et la rhe´torique traditionnelle. Apre`s avoir examine´ la fac¿on dont Cohen rapproche la poe´tique de ces trois domaines, nous avons propose´ d`nommer "me´thodologie de la ne´gativite´" celle qui est au centre de la poe´tique fonde´e sur la notion d`e´cart. Cela est du^ selon nous au fait que l`ide´e que Cohen se fait de l`e´scart poe´tique correspond moins au concept de de´viation qu`a` celui de transgression. La poe´sie se caracte´rise ainsi non seulement par un e´cart syste´matique par rapport aux normes de la prose, mais par leur transgression syste´matique : elle en est la contradiction me^me. En d`autres termes, la poe´sie ne veut pas e^tre autre chose que la prose mail veut e^tre anti-prose. C`est en ce sens que la me´thode utilise´e par Cohen est pluto^t ne´gative que comparative ou contrastive. Or cette ne´gativite´ que manifestent surtout tous les proce´de´s poe´tiques ou "figures" utilise´s par le poe`te n`est pourtant que provisoire, et elle constitue. d`apre`s Cohen, l`envers d`une positivite´ plus fondamentale. La ne´gativite´ est en effet le chemin incontournable vers la positivite´. Le me´canisme du poe´tique se devise ainsi en deux temps : un temps purement ne´gatif, et un second, positif. A ce stade positif, la poe´sie ne se de´finit plus comme une de´viation par rapport a` un autre mode`le, mais comme une structure de´termine´e, lie´e a` une fonction qui lui est spe´cifique, une fonction poe´tique. Ce n`est donc plus a` une poe´tique encore ne´gative mais a` une seconde poe´tique, une poe´tique positive, que Cohen confie la ta^che de de´couvrir cette fonction poe´tique, qui ne passe plus anormale. En laissant ouvertes les questions sur cette poe´tique positive, nous avons tente´, dans cette e´tude, de de´gager quelques points essentiels concernant la nature exacte de la poe´tique ne´gative et le passage de celle-ci a` la poe´tique positive.

모파상의 Une Vie 에 나타난 여성과 여성성

박혜영(Park Hai Young)
한국불어불문학회|불어불문학연구  40권 0호, 1999 pp. 125-146 ( 총 22 pages)
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Une Vie ne raconte pas toute la vie de la protagoniste. Elle commence de la sortie du couvent de Jeanne et finit a` l`arrive´e de sa petite fille. La struture du re´cit indique que l`e´pouse et la me`re sont les ro^1es principaux de la femme dans la socie´te´ franc¿aise du 19e`me sie`cle. Dans le re´cit, Jeanne occupe bien la place du he´ros mais elle se re´ve`le non pas comme un sujet mais comme un objet dont le pe`re et le mari disposent a` leur guise, et qui leur de´pend. Les e´pisodes des autres femmes dans Une Vie nous confirment que les femmes y sont les objets de consommation du de´sir masculin. d`ailleurs les objets interchangeables. Nous avons aussi de´tecte´ la fe´minite´ de´finie par la socie´te´ franc¿aise du 19e`me sie`cle a` travers les expressions dans le texte, qui re´ve`lent la situations d`e´nonciation. "L`Ange innocent" et "la nature pure" sont les images ide´ales que le pe`re de Jeanne espe´rait voir en femme et former par e´ducation. Nous avons de´cele´e e´galement la fe´minite´ ne´gative dans les descriptions de Jeanne et de sa me`re : e^tre passif, pathologique, histe´rique qui contient inne´ment la maladie et la mort. Nous avons pu voir que cette fe´minite´ ne´gative n`est pas seulment caracte´ristique de Maupassant en tant que "e´nonciateur" mais aussi de son "co-e´nonciateur collectif". Elle refle`te non seulement la fe´minite´ conc¿ue par l`ide´ologie dominante de son e´poque et de la socie´te´ a` laquelle il appartenait, mais aussi la de´finition hie´rarchique de la relation homme/femme comme e´tant raison/folie, esprit/corps.

Mithridate 에 나타난 라신느의 개인신화

배현식(Bae Hyun Shyk)
한국불어불문학회|불어불문학연구  40권 0호, 1999 pp. 147-163 ( 총 17 pages)
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L`auteur, dans la mesure ou` il explore les voies de l`imaginaire. semble renoncer au principe de re´alite´: mais par la cre´ation du re´el qu`est l`oeuvre, il a tendance ensuite a` inclure dans la re´alite´ me^me la projection phantasmatique a` laquelle correspondait l`objet d`art. Donc, la litte´rature offre aux deux pricincipes(re´alite´, phantasme) un terrain de conciliation. On peut y trouver a` la fois le phantasme de l`auteur et la re´alite´ du texte: la politique. l`histoire. Il est important d`analyser le phantasme de l`auteur pour pouvoir comprendre la ve´rite´ de l`auteur. Cette e´tude a pour but d`approcher la ve´rite´ interne de Racine par la me´thode psychanalytique pour savoir par quel phantasme il a re´ussi a` cre´er ses trage´dies. Une se´rie d`e´tudes sur le mythe personnel de Racine laisse apparai^tre l`image maternelle qui restait tout le temps me´lange´ avec l`image de son amante pendant l`absence de l`image paternelle. Le fils se trouve devant l`impossiblite´ d`aimer son amante chaque fois qu`il essaye. Aurait-il tellement besoin d`une image paternelle dont on peut voir l`incarnation dans Mithridate? C`est pour qu`il puisse dissiper la douleur des images me´lange´es. et qu`il puisse le supplier de punir l`image maternelle? Mais, l`image paternelle veut a` la fois punir le fils et la me`re. Par suite, le fils parvient a` avoir deux mentalite´: obe´issance, desobe´issance. Le fils, soumis, est enfin autorise´ de se marier par l`e^tre paternel, par un e^tre du super-e´go, tellement l`e^tre e´tait faible. C`est la premie`re fois que ses voeux sont exauce´s. Apre`s s`e^tre re´veille´ de son phantasme, Racine ressentirait plus de douleur qu`autrefois. C`est avec l`autorisation de mariage, qu`il se de´couvre un ve´ritable oedipe. Sera-t-il de´sormais libre en renonc¿ant a` l`amour? Il semble que non. On doit analyser la modification dans son prochain phantasme.

『 성 앙투안느의 유혹 』 에 대한 정신분석적 연구 - 광기의 글쓰기 -

송기정(Song Ki Jeong)
한국불어불문학회|불어불문학연구  40권 0호, 1999 pp. 165-190 ( 총 26 pages)
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Gustave Flaubert est connu comme l`auteur de Madame Bovary. Or, les lecteurs qui de´couvrent La Tentation de Saint Antoine que Flaubert voulait mettre - en sous-titre - au "comble de l`insanite´" ne peuvent pas s`empecher de s`e´tonner de la diffe´rence avec les autres livres, diffe´srence dans le style mais e´galement dans l`atmosphe`re fantastique de ce drame ou` apparai^ssent et disparai^ssent, sans cohe´rence ni ne´cessite, toutes sortes de personnages historiques, de dieux, des saints et des monstres varie´s. Pourtant si on examine de plus pre`s ses oeuvres de jeunesse, on se convainc aise´ment que La Tentation de Saint Antoine n`est pas une oeuvre atypique de Flaubert, le style et le the`matique e´tant de´ja` pre´sents dans ses premiers e´crits. Il a e´crit La Tentation de Saint Antoine trois fois : la premie`re fois est de 1849, la deuxie`me de 1856 et la version de´finitive de 1872. Compare´e a` d`autres oeuvres, La Tentation de Saint Antoine occupe chez l`auteur une place spe´ciale. Pendant plus de 25 ans, il accorda une attention particulie`re a` cette oeuvre qu`il appela lui-me^me l`oeuvre de sa vie. Pourquoi cet attachement de presque toute une vie? Quel est donc ce de´sir inconscient, et cache´ dans ce livre fantastique? Deux re^ves cite´s dans le re´cit autobiographique Me´moires d`un fou, permettent de re´pondre a` ces questions en nous livrant la cle´. Nous lisons en effet dans ces re^ves le de´sir inconscient de parricide et de castration qui constitue le the`me majeur de La Tentation de Saint Antoine. Or le desir de parricide a un rapport e´troit avec le de´sir de la me`re puisque le but poursuivi par le parricide est l`amour incestueux porte´ a` celle-ci. Pour l`enfant, qui aime la me`re, l`image de la me`re est ide´ate et ange´lique mais en me^me temps, elle doit connai^tre la chute pour devenir une femme de´grade´e. L`image de la me`re-amante est une figure classique de la psychanalyse. Pour Antoine, l`image de la me`re-morte se superpose a` celle d`Ammonaria, la luxurieuse, et les deux femmes s`embrassent pour n`en faire qu`une seule. Ce fantasme de la Mort et de la Luxure unies en une seule femme me`ne Antoine au monde de la matie`re originelle : Dans l`e´tat de chaos ou` tous les objets se confondent et se multiplient. ou` il n`y a pas encore de limites entre les animaux et les plantes, entre les e^tres anime´s et les inanime´s. Antoine ressent un grand bonheur regardant nai^tre la vie. Et il veut se confondre avec la matie`re, "Etre la matie`e". Ce bonheur de voir la vie nai^tre, le de´sir d`e^tre la matie`re, nous pouvons l`expliquer par la pulsion de la mort, c`est-a`-dire que ce bonheur signifie l`ane´antissement du moi. Quand a` cette tentation de l`ane´antissement, ce n`est autre chose que le de´sir de la mort. Mais la pulsion de la mort appelle toujours le de´sir de la vie. On sait que Flaubert a voulu e´crire les livres sur Rien sur le Ne´ant. Ce "foi dans le Ne´ant" nous renvoie a` son esthe´tique de la mort. Pour Flaubert en effet, l`Art est mort et ane´antissement. Le the`me de la mort tellement chante´ dans Novembre est un the`me qui court dans toutes les oeuvres de Flaubert. Mais ce de´sir de la mort ne devient signifiant que lorsqu`il est accompagne´ par le de´sir de la vie. Si Flaubert voulait e´crire sur Rien, cela signifierait le de´sir de la mort ; mais l`envie d`e´crire, de cre´er, n`exprimerait-il pas un de´sir de vie?

미셸푸꼬의 광기와 16 세기 프랑스 문학

신경자(Shin Kyung Ja)
한국불어불문학회|불어불문학연구  40권 0호, 1999 pp. 191-212 ( 총 22 pages)
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On voit apparai^tre la litte´rature de la folie au de´but du 16^e sie`cle avec la Nef des fous. Cela prend l`allure d`une satire morale, et on prend soin de l`e´carter. Les figures de la vision cosmique et les mouvements de la re´flexdion morale vont ensemble en se se´parant toujours davantage pour prendre des relations re´ciproques. D`un co^te´ il y a une Nef des fous, charge´e de visages forcene´s, qui peu a` peu s`enfonce dans la nuit du monde, de l`autre, une Nef des fous qui forme les images des sages exemplaires. Pour Erasme et toute la tradition humaniste, la folie est prise dans l`univers du discours moral. La litte´rature du 16e sie`cle voit surtout la folie relative a` la raison. La folie entre dans une relation perpe´tuelle avec la raison. Ils se jugent et se mesurent dans le mouvement de re´fe´rence re´sciproque. Vers la fin du sie`cle, quatre formes de relation sont e´tablies. "La folie par identification romanesque", fixe´e par Cervantes, propose les chime`res transfe´re´es entre l`e´crivain et le lecteur. La fantaisie d`un co^te´ devient fantasme par la ruse de l`e´crivain. "La folie de vaine pre´somption" voit un fou qui s`identifie a` l`autre moi par une adhe´sion imaginaire. Il se permet toutes les qualite´s, toutes les vertus ou puissances dont il est de´pourvu. "La folie du juste cha^timent", dans l`ordre moral, punit les de´sordres du coeur pour de´voiler la ve´rite´. "La folie de la passion de´sespe´re´e", allure de l`amour de´c¿u dans son exce`s, surtout l`amour trompe´ par la fatalite´ du destin, a la mort comme sa fin tragique. Laisse´ seul de l`amour fini, le fou se laisse dans le vide du de´lire. Cha^timent d`une passion trop violente, la folie entre dans une absence irre´parable. Michel Foucault admire la folie de Cervantes ou de Shakespeare. Pour lui, ils placent la folie toujours dans une espace extre^me sans recours. Ni la ve´rite´ ni la raison ne la rame`ne dans le monde du soleil. C`est une ple´nitude de la mort. La Folie de Foucault ira vers une folie tragique. e´carte´e, menace´e au silence.

코르네이유의 초기 희극 연구 ( 4 ) - 『 말 벗 La suivante 』 -

심민화(Shim Min Wha)
한국불어불문학회|불어불문학연구  40권 0호, 1999 pp. 213-231 ( 총 19 pages)
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Quelle e´tape marque la quatrie`me come´die de Corneille, la Suivante. dans l`e´volution du the´^tre de Corneille? C`est la question qui dirige notre analyse dans cet article. Notre analyse se fait sur deux plans: celui de la structure externe(la forme), et celui de la structure interne(les personnages, et la socie´te´, lieu temporel aussi bien que spatial ou` se de´voile la relation entre les personnages, et ou` se de´roule l`action). Comme se vante l`auteur dans `l`exameri` de 1637, la Suivante est la premie`re pie`ce qui satisfait toutes les exigences de la re`gle des trois unite´s malgre´ la complexite´ de son intrigue, en plac¿ant tour a` tour a` l`avant-sce`ne une nouvelle figure. Les personnages se remplacent avec rapidite´ les uns apre`s les autres devant la porte de la maison de Daphnis(lieu sce´nique), chacun ayant un dessein qui va de´truire ceux des autres. Ainsi la pie`ce se trouve avoir plusieurs centres(Jean Rousset). Cette forme qui ressemble a` la ronde vivace re´sulte des caracte´ristiques me^mes des personnages et du monde dont l`auteur veux donner l`image dans cette pie`ce. Les personnages se ressemblent les uns aux autres. Ils poursuivent le me^mes but(le mariage be´ne´ficiaire), agissent en me^me principe et emploient les me^mes moyens(e´goi¨stes, calculateurs, voire mensongeurs) qui sont ceux de la socie´te ou` la puissance de l`argent re`gne sur la relation humaine. Amarante qui donne son nom a` cette pie`ce, est une figure privile´gie´e ou` le proble´matique de ce monde se re´ve`le a^prement. Devenu suivante malgre´ son rang et sa beaute´, elle ne peut pas gagner le combat qu`elle me`ne contre `la sale trafique´ entre Florame (arriviste) et Ge´raste(gardien des principes). Ainsi Corneille, dans cette pie`ce, fortifie les sujets des pie`ces pre´ce´dentes(l`importance de l`argent, l`e´goi¨sme et l`insince´rite´ de l`homme...), cela avec une de´terminisme qui ne permet pas de place a` la liberte´ ni a` l`action re´volte´e et efficace. Nous pouvons en conclure que la Suivante est une conclusion de son observation de la re´alite´ depuis Me´lite. Et nous pouvons e´tablir une hypothe`se que cette vision noire de la re´alite´ le conduit a` tourner au passe´ et a` l`histoire pour e´crire la trage´die.
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