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Etudes de Langue et Litterature Francaises


  • - 주제 : 어문학분야 > 불어학
  • - 성격 : 학술지
  • - 간기: 계간
  • - 국내 등재 : KCI 등재
  • - 해외 등재 : -
  • - ISSN : 1226-4350
  • - 간행물명 변경 사항 :
논문제목
수록 범위 : 42권 0호 (2000)

문학사회학적 관점에서 본 사르트르의 문학이론

강충권(Choung Kwon Kang)
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Depuis Qu`est-ce que la litte´rature? jusqu`a` L`Idiot de la famille, le point de vue de Sartre sur la litte´rature a e´volue´ d`un absolutisme qui exige une litte´rature de l`engagement a` un relativisme qui re´habilite l`engagement litte´raire. Malgre´ son de´calage d`opinion, nous constatons ses pre´occupations the´oriques centre´es constamment sur les rapports entre l`oeuvre litte´raire et la re´alite´ sociale. Sa me´thode voulant inte´grer la psychanalyse et le mate´rialisme dialectique, il nous serait utile d`examiner sa the´orie litte´raire au point de vue de la sociologie de la litte´rature. La the´orie de Sartre est avant tout une the´orie des rapports sociaux. Selon lui. l`oeuvre litte´raire dont le langage est un ensemble pratico-inerte se forme par le mouvement dialectique entre l`auteur et la socie´te´, entre la subjectivite´ et l`objectivite´. Quant a` l`e´crivain, il est destine´ a` vivre, e´tant intellectuel par essence, la contradiction de l`e´poque en me^me temps que le rapport conflictuel de ne´gation avec la classe de naissance et de patronage. Enfin, la lecture est l`acte dialectique entre l`auteur et le lecteur qui permet de parachever l`oeuvre litte´raire. La me´thode d`analyse de Sartre contribue a` revaloriser la sociologie de la litte´rature sur deux points; d`une part, elle veut e^tre une me´thode interdisciplinaire et synthe´tique, et d`autre part, elle vise a` e´tudier la nature dialectique de la litte´rature. Cependant, sa me´thode a aussi des points faibles qui l`empe^che d`e^tre une vraie sociologie de la litte´rature; entre autres, la subjectivite´ d`empathie que Sartre re´ve`le parfois dans ses interpre´tations et les limites de ses e´tudes centre´es pluto^t sur le de´classement des e´crivains bourgeois contre leur classe. Comme nous l`avons vu plus haut, la the´orie de Sartre est une sociologie dialectique de la litte´rature qui se rapproche de celle de Lucien Goldmann. Mais la diffe´rence essentielle consiste dans le fait que Sartre pro^ne une sociologie de l`individu tandis que Golomann insiste sur une sociologie du groupe. Se pre´sentant comme un essai d`une sociologie synthe´tique et dialectique de la litte´rature base´e sur la socialisation de l`individu, la the´orie de Sartre apporte une forte contribution a` l`e´laboration d`une vraie sociologie de la litte´rature qui devrait, d`autre part, assurer l`autonomie de celle-ci. Enfin elle fournit l`occasion de re´examiner la sociologie de la litte´rature dont les me´thodes actuelles divergent de plus en plus, au lieu de former une me´thode synthe´tique de vocation sociologique.
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La socie´te´ franc¿aise au milieu du dix-huitie`me sie`cle a connu un changement brusque aboutissant a` une restructuration totale de la socie´te´ entie`re ; la monte´e au pouvoir de la bourgeoisie commenc¿ait a` remettre en cause le re´gime politique de la monarchie absolue en me^me temps que les droits he´re´ditaires de l`aristocratie. La bourgeoisie franc¿aise, devenue d`ores et de´ja` la classe dirigeante de la re´forme sociale, ne parvenait pourtant pas a` avoir le semtiment d`appartenir a` une classe sociale. Elle souffrait me^me d`un complexe d`infe´riorite´ devant les nobles qui nourrissaient un ide´al aristocratique de "l`honne^te homme". La bourgeoisie en mal d`identite´ sociale est alle´e touver la solution du co^te´ de l`Ecyclope´die et du drame, un nouveau genre the´a^tral. L`une et l`autre sont des cre´ations originales du dix-huitie`me sie`cle franc¿ais, en ce sens qu`ils sout tous re´ve´lateurs de l`ide´ale sociale de la bourgeoisie franc¿aise de ce sie`cle dit des Lumie`res. Ce n`est donc pas un hasard si Diderot, un des auteurs de l`Encyclope´die, est aussi un des fondateurs du drame. Il a ouvert une voie nouvelle a` la dramaturgie du drame moins par ses oeuvres the´a^trales que par ses discours the´oriques. Le drame conge´die toute l`esthe´tique du the´a`tre classique en me^me temps qu`il invoque un nouveau rapport au monde en instaurant au the´a^tre un nouveau rapport sce`ne-salle. Le public bourgeois y est invite´ a` s`identifier au sort du he´ros, pre´sente´ comme un type ide´al de la socie´te´ bourgeoise. Le the´a^tre devient ainsi le miroir narcissique qui refle`te une image que la bourgeoisie veut se faire d`elle-me^me. La dramaturgie de tableau, que Diderot a emprunte´e au peintre re´aliste du temps tel que Greuze, a permis au drame de montrer sur la sce`ne la condition de vie exacte de la bourgeoisie. Mais, a` force de vouloir donner de l`illusion sce´nique, le drame a fini par se prendre au pie`ge du narcissime nai¨f, et du me´lodrame. On aurait pourtant tort de rabaisser le genre drame tout entier en ne voyant que son avenir peu glorieux. Le drame est un laboratoire ou` le ge´nie du sie`cle des Lumie`res se cherchait sa pense´e et sa voix. Et c`est justement ce que nous voulons et pouvons lire dans le texte de Diderot.

Tarot 를 통해 살펴 본 Gerard de Nerval 의 신비 추구

김정아(Jung Ah Kim)
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Pour surmonter la de´sagre´gation inte´rieure, Nerval de´ploie son itine´raire spirituel par les etapes. Pour Nerval, le proble`me le plus important, c`est sa schizophre´nie. Si l`on regarde les symboles incarne´s de chaque lame du Tarot dans l`inconscient, ceux-ci symbolisent les e´tapes de l`initiation mystique pour la purification ou la tranformation de l`existence. Ainsi, les symbolismes du Tarot dans ses dernie`res oeuvres; El Desdichado, Arte´mis, Aure´lia ressemblent au mythe d`Orphe´e ou a` la descente aux enfers. Dans la mesure ou` Arcane XIII et Arcane XVII ont une place centrale dans ses dernie`res oeuvres, personne ne peut douter de l`importance du Tarot chez Nerval. Dans Arte´mis, Arcane XIII symbolise la circulation de la mort et de la renaissance, et en me^me temps l`ascension a` l`Unite´ des dualite´s par l`e´tape de la mort comme Ouroboros de l`alchimie. Dans El Desdichado et Aure´lia, Arcane XVII signifie la femme aime´e et aussi l`itine´raire spirituel vers l`espoir ou l`absolu. Et aussi Arcane XVII dans Aure´lia est une initiation du Destin comme l`espoir ou la lumie`re du salut par le biais de la the´orie de l`e´volution de l`Univers. Le salut a un rapport tre`s proche aver le the`me de l`amour chez Nerval. Dans ce sens, les efforts de Nerval pour surmonter la dualite´ de la vie et de la mort peuvent e^tre conside´re´s comme la vie d`Orphe´e qui cherche Eurydice. En effet, la vie d`Orphe´e, c`est arriver a` la me´taphysique par la dialectique de l`amour et de la mort. En conclusion, chez Nerval, le salut c`est l`harmonie du Destin et de l`Etoile. Ainsi ceci apparai^t comme un sceau de Salomon qui symbolise la correspondance du microcosme et du macrocosme. Encore, ceci symbolise la connaissance illuminatrice qui permet de prendre la conscience l`Unite´ ou le Myste`re hors de l`illusion du monde de la dualite´, de sorte que la litte´rature pour le salut, c`est la poe´tique du voyant qui a les caracte`res de l`orphisme chez Nerval.

구조주의와 해석학 - 폴 리꾀르의 구조주의 해석을 중심으로 -

박성창(Sung Chang Park)
한국불어불문학회|불어불문학연구  42권 0호, 2000 pp. 75-100 ( 총 26 pages)
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Le but de cet article est d`e´tablir le mode d`articulation possible entre la me´thode structurale et la re´flexion herme´neutique a` partir de l`entreprise de Paul Ricoeur. Il nous a d`abord semble´ e´clairant de confronter l`entreprise herme´neutique ricoeurienne a` d`autres courants re´cents de l`herme´neutique, pour faire apparai^tre, par contraste, la conception ricoeurienne de `l`herme´neutique centre´e sur le texte`. L`ide´e ricoeurienne de l`herme´neutique centre´e sur le texte, qui fait l`objet de cet article, apparai^trait comme purement fortuite si l`on envisageait son herme´neutique pour elle-me^me, c`est-a`-dire inde´pendamment de l`histoire du proble`me herme´neutique. En second lieu, nous avons explicite´ deux modes d`articulation possible entre la me´thode structurale et la re´flexion herme´neutique : la me´diation par la the´orie des niveaux du langage et la dialectique entre explication et compre´hension au niveau me^me du texte. Ricoeur introduit d`abord le principe de `me´diation` par les niveaux : il s`agit de faire correspondre, en s`arre^tant aux niveaux hie´rarchise´s du langage, l`ordre se´mantique et l`ordre se´miotique a` deux niveaux diffe´rents du langage, celui du discours et celui du mot. Or cette the´orie des niveaux du langage peut cependant pre^ter a` confusion. Si l`on admet en effet que la prise en compte des re`gles de composition propres au texte autorise et me^me impose de passer par des proce´dures qui rele`vent de l`analyse objective et de l`explication, ce qu`il faut alors conside´rer, c`est la dialectique entre explication et compre´hension au niveau me^me du texte. Enfin, nous avons soigneusement de´crit le passage de la conception che`re a` la tradition herme´neutique de `cercle herme´neutique` a` celle d`arc herme´neutique de l`interpre´tation` pour faire voir la `particularite´` de l`herme´neutique ricoeurienne. Tout au long de cet analyse nous avons souligne´ le `rapport de la conflictualite´ productive` entre la me´thode structurale et la re´flexion herme´neutique.

침묵을 꿈꾸는 말 - 베케트의 『 몰로이 』 연구 -

방미경(Mi Kyung Bang)
한국불어불문학회|불어불문학연구  42권 0호, 2000 pp. 101-118 ( 총 18 pages)
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Molloy de Samuel Beckett se montre comme un re´servoir du doute ou de l`e´quivoque. On pourrait me^me dire que lire ce roman est poser des questions. Tout d`abord, qui parle dans ce roman? A partir de cette question simple dont la re´ponse ne le serait pas, nous pourrons essayer de tirer au clair la double structure de cette oeuvre. Molloy se divise en deux parties. La premie`re partie consiste en re´cit de Molloy sur son histoire passe´e. Or c`est un personnage peu capable de reconstruire le passe´ par e´tape, n`ayant qu`une me´moire de´fectueuse et confondant le re´el et l`illusion. Alors ce qu`il nous raconte donne toujours l`impression de re´gresser d`une manie`re curieuse, au lieu de s`avancer comme d`autres livres. D`autre part dans la deuxie`me partie, Moran, de´tective prive´, rec¿oit un ordre de chercher Molloy. Cette partie prend forme d`un rapport e´crit par Moran apre`s son e´chec de trouver Molloy. A mesure que son re´cit s`avance, sa manie`re de raconter devient irrationnelle, ressemblant de plus en plus a` celle de Molloy. Au bout d`un long parcours pe´nible et vain, Moran commence a` e´crire son histoire. Ces deux histoires partagent beaucoup de points communs a` plusieurs niveaux. Surtout ce sont les histoires de l`errance a` travers de laquelle les voyageurs ne trouvent rien. On en vient a` constater que les deux parties se supperposent : Molloy n`est autre que Moran vieilli qui a oublie´ d`e^tre Moran. Le re´cit de Moran-Molloy n`en finit pas, la fin rejoignant tout le temps le point de de´part. Leur e´criture recommence sans cesse, car elle ne peut pas arriver a` atteindre a` un point final. Le re^ve d`une fin parfaite est le motif fondamental de ce recommencement re´pe´titif. Le roman de Beckett touche ainsi a` un proble`me fondamental de l`art romanesque : Molloy ne re´fle´chit pas seulement le processus ou` le roman s`e´crit, mais avant tout celui ou` les mots se parlent. Ce serait cette caracte´ristique auto-repre´sentative qui est l`aspect le plus original de cette oeuvre. Le langage de Beckett s`achemine vers une fin parfaite pour pouvoir ne plus recommencer, mais ce re^ve du silence absolu se pre´sente comme un trop-plein du langage ou une errance des mots vides. Avec Molloy, nous sommes devant un livre qui re´sume le sort de l`e´criture, le sort du livre lui-me^me.

위스망스의 『 거꾸로 A rebours 』 에 나오는 귀스타브 모로 Gustave Moreau 그림의 의미

손경애(Kyung Ae Son)
한국불어불문학회|불어불문학연구  42권 0호, 2000 pp. 119-138 ( 총 20 pages)
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Le roman A` rebours connut un grand succe`s lors de sa parution, en 1884. Il eut une grande re´sonnance, et devint un ouvrage de re´fe´rence pour les symbolistes. A` rebours exprime le de´sir d`auteur, Huysmans, d`e´crire un roman sans romanesque, son refus de conter une histoire. Il y est beaucoup fait mention d`oeuvres de la litte´rature et de la peinture, notamment deux tableaux de Gustave Moreau. Notre but dans cet article est d`analyser comment ces oeuvres de Moreau sont lie´es aux pre´occupations litte´raires de Huysmans et quelles sont leurs significations dans le roman. Dans le cabinet de travail de Jean Floressas des Esseintes, personnage principal du livre, sont accroche´s Salome´ dansant devant He´rode et L`Apparition qui met e´galement en sce`ne Salome´. Dans le chapitre V d`A` rebours, des Esseintes observe ces deux tableaux, que le lecteur regarde a` travers l`interpre´tation ne´vrose´e qu`en fait des Esseintes. Par la description de ces oeuvres, nous constatons que Huysmans de´molit la barrie`re entre la re´alite´ et le re^ve, entre la peinture et la litte´rature. Les deux tableaux de´corent la bibliothe`que de des Esseintes, mais surtout comblent la solitude de son existence. Ils sont ses fantasmes re´alise´s, des Esseintes les vit pour ainsi dire gra^ce a` eux. Ils constituent la source de ses re^ves de´lirants. Ils sont a` la fois peintures, espace sce`nique et re´alite´ de´sirante et de´sire´e de des Esseintes. Ils sont l`e´chappatoire a` la re´alite´ odieuse, a` la socie´te´ industrielle, mate´rialiste et terre a` terre de la fin du xix^(e´me) sie`cle franc¿ais. Les repre´sentations de ces deux Salome´ incarnent e´galement le the`me de la `femme fatale` et autour du quel la misogynie huysmansienne croise celle de Moreau. La femme est pour eux une tentatrice qui conduit l`homme a` la chute et a` la destruction. Pourtant elle incarne l`ide´al de beaute´ recherche´ par les deux artistes qui lui voue une adoration platonique. Les deux peintures sont impre´gne´es de la sensibilite´ symboliste de Moreau. L`amour que leur porte des Esseintes, le double de l`auteur, nous sugge`re que Huysmans s`est e´loigne´ de l`esthe´tique naturaliste pour se tourner vers le mouvement symboliste.

생떽쥐뻬리 작품에서의 주제 변화에 대한 고찰

어순아(Soon A Oh)
한국불어불문학회|불어불문학연구  42권 0호, 2000 pp. 139-166 ( 총 28 pages)
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Dans l`oeuvre de Saint-Exupe´ry, on rencontre quelques oppositions entre des images. Ce sont des oppositions soit entre les images de vie et de ste´rilite´, soit de l`adulte et de l`enfance soit de l`univers viril et de l`univers fe´minin. Par ces images de dualite´, nous avons etudie´ sur le changement de chacun sujets dans cinq oeuvres selon l`ordre des e´ditions. Comme l`histoire d`amour et d`aventure, Courrier Sud traite de l`e´chec de l`amour entre une femme et un homme. Vol de Nuit, le roman du me´tier, attache beaucoup plus de l`importance a` l`action de l`univers viril que le bonheur individuel de l`univers fe´minin. Terre des Hommes juge l`homme a` l`e´chelle cosmique; la Terre sans hommes devient la Terre des hommes. Alors, l`Homme-Dieu y nai^t. Pilote de Guerre traite le bonheur de l`enfance qui est un refuge dans le monde de la re´alite´. L`auteur y souligne l`importance de l`amour d`humanite´, commune mesure des camarades. Enfin, Le Petit Prince, c`est la re´ponse de Saint-Exupe´ry aux interrogations qu`il avait pose´es dans ses quatre oeuvres pre´ce´dentes. Dans cette oeuvre, on trouve son de´sir du retour a` l`enfance. Alors, pour retrouver son amour, le petit prince est remonte´ a` sa plane`te ou` sa rose l`attendait. En conclusion, la modification de sujet dans l`oeuvre de Saint-Exupe´ry commence a` partir de l`image de l`amour individuel, ensuite celle de la patrie, enfin elle se diffuse jusqu`a` l`image de l`amour cosmique. Au cours de ce de´veloppement, nous avons de´couvert une synthe`se. C`est-a` -dire, l`image ste´rile devient l`image de vie, ainsi que l`opposition de l`univers viril et de l`univers feminin est devenue celle de l`image maternelle, et l` opposition entre le corps et l`esprit s`e´le`ve dans le coeur d`enfance.

롤랑 바르트의 플로베르 읽기

전성자(Sung Ja Chun)
한국불어불문학회|불어불문학연구  42권 0호, 2000 pp. 167-191 ( 총 25 pages)
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Cet article a pour but de de´gager l`essentiel de la conception litte´raire de Barthes et le de´sir de l`e´criture chez Barthes, en poursuivant le Flaubert tel qu`il a compris a` chaque e´tape de ses pense´es sur la litte´rature. Depuis Le degre´ ze´ro de l`e´criture jusqu`a` Le plaisir du texte, ce qui est constant dans ses interrogations sur l`e^tre de la litte´rature, c`est qu`ils portent toujours sur la forme de la langue litte´raire. Barthes de´nonce l`e´vidence de la conception de la Litterature. Il la de´mystifie en se re´fe´rant, tour a` tour, aux discours marxist, structuraliste, post-structuraliste. Selon Barthes, ce mythe de la litte´rature, c`est l`ide´ologie bourgeoise qui l`a fac¿onne´. Flaubert qui a base´ son art sur le refus de la socie´te´ bourgeoise, e´tait lui aussi le mythologue du l9 sie`cle. La ne´gation de la tradition litte´raire comme mime´sis me`ne Barthes a` faire appel a` l`ide´ale de l`e´criture qui peut e´chapper a` la mai^trise du sens. C`est pourquoi il appre´cie la modernite´ de Flaubert, c`est a` dire, la fac¿on d`esquiver le signife´ dernier. On sait bien que Flaubert, lui aussi, aspirait a` l`impersonnalite´, au . Alors s`identifie-t-il a` Flaubert? Mais il fait un virement dans "Longtemps, je me suis couche´ de bonne heure." Il y fait l`e´loge du re´cit, du pathos, et confesse son de´sir d`e´crire le roman, en prenant l`exemple de Proust. Ce virement a` e´te´ annonce´ de´ja` dans Le plaisir du texte, quand il faisait renai^tre le lecteur et l`auteur comme . Comme dit Barthes lui me^me, l`e´criture de Proust se situe le plus loin de l`e´criture de silence, celui de Flaubert. Et on pourrait dire que l`e´criture de Flaubert et celui de Proust forment les deux bouts du de´sir de l`e´criture chez Barthes, en admettant que son e´criture the´orique est aussi une e´criture, l`e´criture qui cache la voix du corps. Et La chambre claire serait-t-elle le lieu ou` se rencontrent ces deux exre´mite´s?

트리스탕과 이죄의 신화 분석

조병준(Byung Joon Cho)
한국불어불문학회|불어불문학연구  42권 0호, 2000 pp. 193-216 ( 총 24 pages)
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Tristan et Iseut est un grand mythe europe´en de l`adulte`re. Depuis longtemps on le conside`re comme un classique dont le sujet est le conflit d`amour et de devoir. Nous voulons pourtant souligner que cette oeuvre est bien mythique : le mythe n`a pas un seul auteur et son origine est souvent obscure. En effet, ce roman a e´galement plusieurs auteurs. Il faudrait donc essayer de le revoir sous ce point de vue, parce que le mythe traduit, a` la manie`re tre`s discre`te, les re`gles de conduite d`un groupe social ou religieux. Pour les saisir, nous devons trouver son alibi, comme en parle Roland Barthes. Quells sont alors les alibis du mythe de Tristan? Nous proposons d`analyser, comme la plus grande e´nigme de l`oeuvre, l`image contradictoire de Tristan. Celle-ci de´rive, bien entendu, d`autres sujets plus pre´cis, tels sont `la passion et le philtre`, `la fe´lonie et l`adulte`re`. La passion est un contenu antisocial dans l`e´poque me´die´vale. La chevalerie, c`est la re`gle sociale que les e´lites du sie`cle re^vent d`opposer aux pires folies dont elles se sentent menace´es. Qu`est-ce alors que le philtre, le vin magique qui provoque le de´sir? C`est l`alibi de la passion. Autrement dit, la passion interdite, l`amour inavouable se cre´ent un syste`me de symboles. L`interdiction reste ainsi affirme´e, et l`objet reste inavoue´, mais tout de me^me il y est fait allusion. De me^me, la question sur la fe´lonie et l`adulte`re signifie une sorte d`insoumission. Tout au long de l`histoire, Tristan parai^t physiquement et intellectuellement supe´rieur a` tous ses adversaires. Aucune force exte´rieure ne saurait donc l`empe^cher d`enlever Iseut. Mais il n`use jamais de ce droit, rendant son amour au roi. Ce qui est encore curieux, c`est la proposition de la reine coupable pour l`ordalie. Toutes ces questions montrent bien que les auteurs du mythe avaient choisi en toute conscience pour la chevalerie courtoise contre le droit fe´odal. Du fait que le mythe de Tristan se constitua au XII^e sie`cle ou` les e´lites faisaient un vaste effort de mise en ordre sociale et morale, et que la chevalerie courtoise ne fut gue`re qu`un ide´al, la fe´lonie et l`adulte`re de Tristan sont excuse´s. Car ce ne sont que des symboles d`insoumission. C`est en ce sens qu`il faudrait conclure nos e´tudes.

문화 상호적 접근법의 원리 연구

강성영(Seong Yeong Kang)
한국불어불문학회|불어불문학연구  42권 0호, 2000 pp. 217-237 ( 총 21 pages)
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L`enseignement de la culture est conside´re´e comme tre`s important dans celui de la langue e´trange`re notamment depuis le de´marrage de l`approche communicative. En ce qui le concerne, la plupart des didacticiens soutiennent l`efficacite´ e´ducative de l`approche interculturelle qui s`articule a` partir de principes qui guident la pratique culturelle. Celle-ci est destine´e a` de´velopper la compe´tence (inter-)culturelle des apprenants. Nous en avons pre´sente´ quelques-uns dans cet article au niveau du de´veloppement de la compe´tence (inter-)culturelle chez les apprenants, de l`identification des traits culturels et du processus d`apprentissage culturel des apprenants : ㆍ Il faut enseigner/apprendre la culture partage´e authentique qui fait apparai^tre une identite´ collective. ㆍ Les compe´tences interculturelles a` de´velopper chez les apprenants sont le savoir, le savoir-faire, le savoir-e^tre interculturels. On peut modifier l`ordre ou la technique du de´veloppement de ces trois savoirs en fonction de la situation de l`apprentissage. ㆍ Les ste´re´otypes et les repre´sentations implicites forment le contenu culturel en tant qu`objet de l`enseignement/apprentissage. Il vaudrait mieux commencer par introduire ceux-la` au niveau des de´butants et augmenter la proportion de celles-ci au fur et a` mesure du de´veloppement de la compre´hension des apprenants. ㆍ Il faut e´viter trop de diffe´rences entre la culture propre et celle qui est e´trange`re. Sinon, elles affaibliraient l`inte^ret ou l`alte´rite´ des apprenants pour celle-ci. ㆍ La re´ussite de ce processus permettra aux apprenants d`arriver a` se former a` l`esprit de mondialisation et a` consolider l`identite´ de leur propre culture.
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