글로버메뉴 바로가기 본문 바로가기 하단메뉴 바로가기

논문검색은 역시 페이퍼서치

불어불문학연구검색

Etudes de Langue et Litterature Francaises


  • - 주제 : 어문학분야 > 불어학
  • - 성격 : 학술지
  • - 간기: 계간
  • - 국내 등재 : KCI 등재
  • - 해외 등재 : -
  • - ISSN : 1226-4350
  • - 간행물명 변경 사항 :
논문제목
수록 범위 : 46권 1호 (2001)

불문학 : 『 더러운 손 』 이 지닌 애매성의 문제

강충권(Choung Kwon Kang)
5,600
키워드보기
초록보기
Les Mains sales de J.-P. Sartre ont donne´ lieu a` diffe´rentes interpre´tations et quelques malentendus politiques depuis leur publication et mise en sce`ne en l948. De plus, les interpre´tations e´quivoques de l`auteur me^me, ont ajoute´ a` l`ambigui¨te´ de cette pie`ce. Pour cela, nous avons essaye´ dans notre e´tude d`interpre´ter cette ambigui¨te´ en l`abordant selon deux points : ambigui¨te ´ ide´logique et ambigui¨te´ the´a^trale. D`abord, les e´le´ments principaux de l`ambigui¨te´ ide´ologique sont opposition entre l`ide´alisme et le re´alisme, coexistence de l`individualisme et du collectivisme et enfin humanisme contradictoire. Si Hoederer incarne un re´alisme politique et Hugo un ide´alisme politique, tous les deux he´ros luttent entre l`individualisme et le collectivisme pour montrer finalement un humanisme ra^te´ qui exclut l`humain de la re´alite´ humaine. Ensuite, l`ambigui¨te´ the´a^trale provient d`un proce´de´ de l`auteur qui de´veloppe l`action de la pie`ce : jeu du hasard, comique, `relativisation` des personnages. Dans le jeu du hasard, les actions autant sur le plan individuel que sur le plan politique se montrent souvent trai^tres et ale´atoires. Et puis le comique ironise et de´mystifie le se´rieux et le dogmatisme politique et re´volutionnaire. Enfin, en refusant de reconnai^tre le he´ros unique et absolue a` aucun des personnages principaux : Hoederer, Hugo, Jessica, Olga, l`auteur relativise les ide´es et les actions de ces personnages qui incarnent les siens de fac¿on contradictoire. Ce faisant, il tente une sorte de dialectique des the`ses qui s`opposent. Ainsi, a` travers toute la pie`ce, ni le re´alisme re´volutionnaire ni l`ide´alisme re´volutionnaire ne sont abandonne´. L`ambigui¨te´ the´matique des Mains sales est une ambigui¨te´ voulu par l`auteur qui essaie de trouver une `troisie`me voie`.
5,500
키워드보기
초록보기
Dans l`univers poe´tique de Rimbaud, surtout dans les Illuminations, en subissant la force en me^me temps destructive et cre´ative, l`espace poe´tique est la plupart du temps fragile, pre´caire, transforme´, et nous donne l`impression d`assister a` la renaissance d`un nouveau monde qui ne cesse de bouger, changer et se renouveler. Autrement dit, l`espace rimbaldien est dans un perpe´tuel devenir. Cette instabilite´ et ce mouvement proviennent de ce que Rimbaud a toujours conside´re´ son univers litte´raire comme une sorte de ≪lieu de passage≫, c`est-a`-dire que dans sa vie litte´raire autant que re´elle, aucun espace imaginatif ou concret ne me´rite de demeurer plus longtemps a` ses yeux, mais simplement de passer. Son espace peut e^tre pris pour une e^tape a` franchir ne´cessairement afin de partir, puis d`arriver a` l`ailleurs. En choisissant successivement comme espace essentiel de son univers poe´tique la nature, la ville et l`ailleurs inte´rieur ou exte´rieur, Rimbaud nous montre bien qu`il est toujours pre^t a` partir ≪n`importe ou`≫. Il ne cesse d`errer. a` l`image du ≪Juif errant≫, et de se de´placer d`un espace a` l`autre. me^me s`il y demeure un court moment pour l`explorer. De ce fait, chez Rimbaud, l`espace devient un lieu de passage pour une nouvelle aventure. Bien que de´signe´e souvent par des noms pre´cis, la ville, espace majeur de ce recueil, nous montre le mieux cette ouverture. Il est vrai que l`espace concre`tement nomme´ et pre´cis dans ce recueil apparai^t solide, fixe´, et, a` partir des e´le´ments re´els et concrets, organise une autre re´alite´ poe´tique jamais vue comme si nous assistions a` un spectacle the´a^tral inimaginable, lorsque le poe`te le de´crit en y pe´ne´trant. Pourtant c`est un effet instantane´ et fragile, mais dynamique et intense comme les feux d`artifice. Me^me si tous les e´le´ments spatiaux se concentrent et se condensent par ≪la force centripe`te≫ pour former un instant un merveilleux paysage urbain, cet espace ne cesse d`e´clater, fuir et se dissoudre, a` cause de son dynamisme ou ≪force centrifuge≫. Ensuite laissant derrie`re lui ces images pre´caires, le poe`te cherche d`autres espaces imaginaires ou re´els. Ce de´part incessant sera a` son tour un the`me essentiel de la modernite´ poe´tique du XXe sie`cle.

불문학 : 『 피가로의 결혼 』 의 패러디 , 『 광기의 야회 』 에 관한 연구

김새환(Sae Hwan Kim)
6,400
키워드보기
초록보기
Cette article consiste a` analyser ce que La Folle Soire´e sugge`re par rapport au Mariage de Figaro. Elle s`inscrit dans l`e´tude sur les rapports intertextuels entre l`original et sa parodie. En premier lieu, La Folle Soire´e imite ou cite constamment Le Mariage de Figaro en le de´formant. Les sce`nes concernant le cache-cache autour du fauteuil, le baiser intercepte´ par le Comte, la fuite par la fene^tre, la reconnaissance, et le grand monologue de Figaro ont e´te´ imite´es. Les expressions telles que sont "l`ambassadrice de poche", "la physionomie", et God-dam" ont e´te´ cite´es. Le lecteur ou le spectateur trouve donc plaisir a` reconstituer les situations ou les expressions originales ainsi qu`a` rire de celles parodie´es. D`autre part, on peut noter que les sce`nes et les expressions imite´es ou cite´es sont celles qui ont plu particulie`rement aux spectateurs de l`e´poque. Ainsi, elles indiquent d`une certaine manie`re la re´ception du Mariage de Figaro par le public de l`epoque. Dans le deuxie`me temps, La Folle Soire´e pre´sente les me´tacritiques sur Le Mariage de Figaro. Elle de´nonce plaisamment les personnages immorales, les sujets inspirant une licence re´pre´hensible, la mauvaise composition dramatique, et le langage vulgaire. Ainsi les spectateurs sont invite´s a` prendre le plaisir de critiquer l`original qu`ils avaient applaudi. D`autre part, certains personnages reconnaissent que cet original est un excellent ouvrage bien conc¿u. La parodie sugge`re ainsi le pole´mique vis-a`-vis la conception nouvelle et originale du Mariage de Figaro. Dans le troisie`me temps, La Folle Soire´e fait allusion aux reactions des spectateurs de l`e´poque. Elle temoigne que le Mariage de Figaro e´tait conside´re´ comme un ouvrage trangressant la norme du the´a^tre classique et qu`il a ainsi entrai^ne´ chez le public de la fin du XVIII^e sie`cle a` la fois l`appplaudissement et la critique. En re´sume´, La Folle Soire´e constitue un me´ta-texte du Mariage de Figaro qui donne des informations significatives sur la re´ception du Mariage de Figaro par le public de l`e´poque.

불문학 : 몰리에르의 오넷트테 Honnetete 와 리베르티나주 libertinage

김익진(Ik Jin Kim)
6,100
키워드보기
초록보기
Aux excentriques dans son the´a^tre, Molie`re oppose souvent des personnes dont l`image nous e´voque celle de l`honne^te homme du XVIIe sie`cle. Parmi eux, Cle´ante du Tartuffe et Philinte du Misanthrope nous permettent de savoir ce que Molie´re voulait exprimer concernant la conception de l`honne^tete´. A travers ces deux personnages, le poe`te donne sa propre de´finition de l`honne^te homme tout en inte´grant dans le caracte`re de ses personnages les diverses conceptions que ses contemporains en avaient a` propos. De sa perspicacite´ exceptionnelle, il de´voile encore ce qui se trouve ou ce qui doit se trouver dans le fond de la vertu de l`honne^te homme. Il de´veloppe surtout un des traits caracte´ristiques de l`honne^te homme, la tole´rence qui permet de vivre en pleine harmonie dans la socie´te´ ou` de diverses valeurs religieuses et politiques se heurtent de manie´re violente. Et, au fond, cette valeur fondamentale de l`honne^te homme se trouve aussi au coeur du mouvement des intellectuels audacieux du sie`cle, le libertinage. Les libertins qui voulaient toujours garder ≪le sens du relatif≫ dans la tradition de la sagesse humaniste du XVIe sie`cle donne une importance primordiale a` la tole´rence. Parce que c`e´tait le meilleur moyen d`avoir la liberte´ d`exprimer leurs propres pense´es qui paraissaient audacieuses voire scandaleuses a` leurs contemporains. En somme, dans son aventure the´a^trale, a` travers Cle´ante et Philinte, Molie`re projette encore une fois son regard libertin pour dire que les deux conceptions apparemment incompatibles, libertinage et honne^tete´, partagent pourtant la me^me valeur, la tole´rence qui nous permet d`approuver la reconnaissance de l`autre et le droit a` la diffe´rence.

불문학 : Nerval 의 상상력에 관한 연구

김정아(Jung Ah Kim)
한국불어불문학회|불어불문학연구  46권 1호, 2001 pp. 99-131 ( 총 33 pages)
6,800
키워드보기
초록보기
Pour Nerval, l`univers imaginaire a le signe de la Me`re. Son obsession sur l`univers imaginaire vient de ses expe´riences de la perte de sa me`re et de ses de´sirs de re´compense pour le sentiment de manque. En effet, pour lui, il y a un mur entre l`univers re´el attache´ a` la pre´sence de son pe`re et l`univers imaginaire et maternel attache´ a` ses souvenirs et a` son re^ve. Mais a` la fin de sa vie, il reste dans l`univers de l`anima du re^ve et de la re^verie. En ge´ne´ral, l`imagination est un domaine du de´sir hors de la re´alite´ et c`est aussi la structure de la psychologie narcissique que le sujet entretient avec le moi. Autrement dit, en projetant son propre moi dans l`objet, le sujet s`attache a` de´ployer par l`imagination son de´sir non re´alise´. Ainsi, l`imaginaire devient l`identification ite´rative de son de´sir selon la ressemblance. Cette identification re´pe´titive compose le tronc des oeuvres nervaliennes. Nerval cherche a` retrouver son identite´, en projetant ses images dans les histoires et les le´gendes. Et aussi, de la me^me fac¿on. l`amour se de´veloppe en re´affirmant son image. Car, par l`identification ite´rative, il chante la me^me identite´ a` travers diverses femmes. Ceci apparai^t comme des mythifications par l`incarnation d`arche´types. Cette affirmation de l`identite´ conduit a` la perte de la personnalite´ des femmes aime´es. Puisque la que^te de l`identite´ ne peut e^tre re´alise´e que sur l`essence abstraite cache´e en excluant la pre´sence et la diversite´ de chaque unite´. En effet, l`identification ite´rative devient comme un cercle qui signifie l`e´tat de ste´rilite´ sans changement et sans inspiration. En conclusion, pour Nerval, l`imagination est non seulement la source de la cre´ation litte´raire, mais aussi la cause de l`incapacite´ d`e´crire et celle de la folie. L`imagination qui tient son origine essentiellement dans les sentiments de manque incarne un cercle narcissique en retournant aux images de l`origine. Ce mouvement re´gressif, recherche permanente du "me^me", conduit finalement a` un e´tat d`imagination ferme´e a` cause du caracte`re re´pe´titif et donc monotone.

불문학 : 아더왕 신화의 형성과 해체 ( 2 ) : 궁정적 사랑을 중심으로

김정희(Jeong Hee Kim)
한국불어불문학회|불어불문학연구  46권 1호, 2001 pp. 133-164 ( 총 32 pages)
6,700
키워드보기
초록보기
Mon but est ici de reprendre l`analyse de ce qu`on appelle, depuis Gaston Paris. l`amour courtois. La configuration qui sera e´tudie´e ici, c`est celle qui dans le nord de la France a connu sa parfaite repre´sentation a` travers le couple de Lancelot et Guenie`vre dans le Chevalier de la charrette de Chre´tien de Troyes d`abord, dans le cycle de Lancelot-Graal, ensuite. Par rapport aux autres types possibles de l`amour, celui-ci se caracte´rise par le fait qu`il unit un jeune chevalier ce´libataire et une femme marie´e d`un rang social supe´rieur. J`ai essaye´ de saisir l`une des significations profondes de ce type d`amour. Pour illustrer mon propos, j`ai choisi trois textes suivants : Le Chevalier de la charrette de Chre´tien de Troyes, le Lancelot en prose et La Mort du roi Arthur. L`hypothe`se que j`ai tente´ de formuler est la suivante : lire, dans l`amour courtois un rapport d`e´change entre les seigneurs et les jeunes chevaliers ce´libataires qui, prive´s d`he´ritage, sont oblige´s de vivre comme maisnie d`un seigneur. La femme noble, surtout he´ritie`re de terre e´tant la meilleure re´compense qu`un jeune chevalier puisse attendre de la part de son seigneur, la tradition litte´raire avait coutume de les repre´senter toujours lie´e l`une a` l`autre. Or, avec le Chevalier de la charrette, Chre´tien de Troyes marque une rupture dans cette tradition. L`amour de la femme du seigneur est accorde´e de´sormais au chevalier en re´compense de son service, et ceci au de´triment de l`autre forme de re´compense, a` savoir le fief. Lorsqu`un demi-sie`cle plus tard l`histoire du couple fondateur est re´e´crite en prose, la nature de la re´compense a` laquelle devait renoncer le chevalier devient encore plus claire. De´sormais, le vertu de la largesse loue´ dans les premiers textes arthuriens ce`de la place a` celui de pauvrete´. L`amour courtois est en quelque sorte la lauange d`un service gratuit au nom de l`amour absolu. Mais, lorsque vers la fin du XIIe`me sie`cle, les jeunes chevaliers ce´libataires commencent a` pouvoir obtenir une part d`he´ritage, ce the`me de l`amour courtois perd e´galement son utilite´ sociale. Or, l`esprit cistercien, nouvelle ide´ologie dominante trouve dans l`amour courtois une marge e´troite de re´conciliation, a` savoir l`esprit de pauvrete´.

불문학 : 놀이에 관한 인문학적 고찰

김효(Hyo Kim)
한국불어불문학회|불어불문학연구  46권 1호, 2001 pp. 165-188 ( 총 24 pages)
5,900
키워드보기
초록보기
Cet article a pour les rapports entre le jey et la re'alite'. Le jeu lui-me^me comme objet d`investigation s`est pre'sente' au croisement d`interrogations varie'es : non en tant qu`objet d`une science mais en tant qu`occasion d`une interdisciplinarite' entre philosophes, hommes de lettres, historiens, anthropologues. Dans cet article, il ne s`agit pas de faire un tour d`horizon exaustif des travaux tre`s nombreux sur le jeu mais pluto^t d`interroger les diffe'rents auteurs a` propos des types des rapports et d`articulation, que le jeu entretient avec la re'alite'/ Lrsque la culture est conside're'e comme le privil`ge de l`homme cultive'. qui se sert et de'veloppe la raison, manie les ide'es, jeu et culture sont oppose's, le jeu ramenant l`homme a` l`e'tat de nature, esclave de ses instincts et du monde sensible. L`opposition platonicienne entre le sensible et l`intelligible entrai^ne la de'valorisation du jeu conside're' comme drogue (pharmacon) et trompe l`oeil (simulacre). Cette opposition se perpe'tue a` travers l`opposition travail/jeu, dans laquelle le jeu n`est qu`un divertissement, une e'vasion et entrai^ne d`autres oppositions : gratuite'/utilite' : imaginaire/re'el. Lorsque la culture est conside're'e comme la fac¸on de vivre et d`appre'hender son environnement et comme l`ensemble des usages, des mode`les et des valeurs qui y contribuent, un lien de continuite' est e'tabli entre culture et jeu. A travers une e'norme documentation, l`historien Huizinga s`attache a` montrer que toute culture vient du jeu. Ave Huizinga, les discours interrogeant l`articulation que le jeu entretient avec la re'alite' prennent un visage diffevrent de celui quu fut pre'sente' jusque-la`. Les re'fe'rences de cet article sont donc les ouvrages de Huizinga, Caillois, les psychangalistes et J. Duvignaud.

불문학 : Julien Gracq 의 공간표현에 나타나는 움직임

노영란(Young Ran Ro)
한국불어불문학회|불어불문학연구  46권 1호, 2001 pp. 189-212 ( 총 24 pages)
5,900
키워드보기
초록보기
Dans Les Eaux e´troites, Julien Gracq e´voque les deux trajectoires dominantes de ses re^veries : l`une est "un chemin descendant", l`autre la "re^verie ascensionnelle". Ce double mouvement spatiale, la chute et l`e´le´vation, ve´hicule intensivement le rythme de l`univers romanesque gracquien. L`attraction de la pesenteur se ve´rifie surtout dans la sce`ne de l`arrive´e de he´ros sur le lieu ou` se de´roulera le spectacle. Parce que cette sce`ne est figure´e par le mouvement progressif d`enfoncement comme si le personnage plongeait dans ce lieu inconnu. Le heros gracquien descend vers la profondeur myste´rieuse qui l`angoisse et en meme temps le se´duit. La descente au fond des te´ne`bres se traduit ainsi comme un mouvement de de´sir. Ce qui est inte´ressant dans le mouvement de descente, c`est que chez Gracq le mouvement de s`engouffrer vers la profondeur permet de s`alle´ger et procure une jouissance ae´rienne et te´ne´breuse. Une descente furieuse atteint son paroxysme dans une dispersion cosmique, et une ple´nitude ascensionnelle jaillit paradoxalement de ces mouvements contraires. La mystique gracquienne se trouve dans le fait de se plonger vers l`abi^me pour s`envoler. Le `soleil noir d`Au Cha^teau d`Argol en est un exemple manifeste. Ainsi on s`aperc¿oit que les he´ros gracquiens s`enfoncent dans les te´ne`bres fascinantes comme si un noye´ volontaire descendait majestueusement vers la profondeur sombre. Et ce mouvement est grave, pesant et violent dans la mesure ou` il repre´sente une e´nergie fulgurante oriente´e vers une profondeur infinie et inde´finissable. De la sorte ce mouvement s`ave`re le mouvement vers `un centre infini`, une grande pre´sence absente et fievreusement de´sire´e. Chez Gracq la recherche de ce foyer magique et re´ve´lateur est repre´sente´e par la dynamique spatiale des tornades et des cyclones. Le mouvement tourbillonnaire vers `le centre infini` repre´sente pleinement l`univers gracquien qui cre´e la tension the´a^trale par des forces contraires. Ainsi ces mouvements montrent, au niveau de la forme et du sens, le propre de la que^te gracquienne qui refuse le repos et cherche `la profondeur` dans le mouvement.

불문학 : 미셸 레리스 , 자아 이미지의 글쓰기 - 부재 absence 혹은 현존 presence 의 시학 -

류은영(Eun Young Ryu)
한국불어불문학회|불어불문학연구  46권 1호, 2001 pp. 213-238 ( 총 26 pages)
6,100
키워드보기
초록보기
Que la peinture soit e´criture, c`est aujourd`hui un lieu commun." Il s`agit vraiment ici d`une rivalite´ secre`te de l`e´crivain Michel Leiris avec l`image. Cette e´tude tente d`e´clairer un pan de la poe´tique de Michel Leiris nourrie de l`effet de l`image, la constitution du texte litte´raire ou, si l`on pre´fe`re, de l`autobiographie, sous l`effet visuel, tout d`abord dans une perspective psychanalytique autour du concept d`identification qui se lie ici surtout a` cinq notions : celles de la repre´sentation, du de´sir, du transfert, de la re´pe´tition et du fe´tichisme. On a e´galement tente´ de rechercher cette poe´tique leirissienne de la pre´fe´rence de l`image e´tablie par identification, sous l`angle de la the´orie linguistique de l`alle´gorie a` l`emble`me. L`image, pour Leiris, c`est essentiellement la peinture, lorsqu`il s`agit surtout du corps de l`autobiographie. Le regard de l`e´crivain porte´ sur la peinture nourrit sa poe´tique alle´gorique et emble´matique, de L`Age d`homme au Ruban au cou d`Olympia. Assure´ment, l`emble´matique (emble`me `figure´` ou `e´crit`) repre´sente chez Leiris une certaine modallite´ du sens muet, et constitue la structure textuelle perceptive. Au fond, ce qui se joue de visible dans l`e´criture de´rive de ce qui s`e´crit dans la peinture. L`image picturale re´serve dans l`autobiographie une qualite´ propre au visible, mais en me^me temps proche du langage, par sa mise en mots. Elle repre´sente des images indicibles de l`e´crivain narcissique et leur enchai^nement d`identification. Elle repre´sente l`objet enrobe´ du de´sir narcissique ; le moi-objet. Cette image comme moi-objet visualise le corps de l`e^tre condamne´ au de´sir. Selon un sens alle´gorique absorbant le de´sir, l`image et le texte s`articulent. Le texte emble´matique va donc nai^tre sous le signe de l`image et, plus exactement, de l`image narcissique. La pre´fe´rence de l`image de Leiris re´ve`le ainsi non seulement l`essence de sa poe´tique, mais aussi une vie amoureuse de l`e´crivain envers son image manque´e. L`autobiographie est un discours du de´sir, e´tabli par la perte, qui ne repose que sur le fe´tiche, une partie de son corps perdu, son image manque´e comme moi-objet : donc, `e´criture de l`image de soi` pluto^t qu`e´criture de soi comme moi-sujet. C`est pourquoi cette e´tude se compose en ces quatre parties suivantes : 《Image, un moi-objet》 《Identification》 《Corps et de´tail》 et 《Le texte emble´matique》.

불문학 : 영화 이야기에서 서술 기원의 문제

박인철(In Cheol Park)
한국불어불문학회|불어불문학연구  46권 1호, 2001 pp. 239-263 ( 총 25 pages)
6,000
키워드보기
초록보기
L`instance narrative du re´cit filmique n`est pas unique, puisque le cine´ma, me´lange de diverses matie`res de l`expression, ne l`est pas non plus. Le film narre les e´ve´nements au moyen de l`image, de la parole et du son. Cela nous ame`ne a` y supposer plusieurs instances qui, en organisant ces matie`res de l`expression, construisent un re´cit. De ce point de vue nous avons sensibilise´, dans cet article, la hie´rachisation des instances narratives dans le re´cit filmique. Nous avons propose´ un mode`le, selon lequel le narrateur fondamental, e´quivalent du "grand imagier" d`Albert Laffay, pourrait e^tre conside´re´ comme une instance supe´rieure qui inte´grerait une se´rie d`ope´rations me´caniques (le tournage et le montage) et manipulerait la perception et la compre´hension par le spectateur des faits filmiques, en vue d`organiser la communication d`un re´cit filmique. Nous avons identifie´ ce narrateur comme un e´nonciateur, au sens que la the´orie se´miotique donne a` ce terme. Ce narrateur est cense´ contro^ler et re´gir trois sous-instances, qui sont me´ga-monstrateur filmique, narrateur filmographique et partiteur. Or, la postulation d`une instance supe´rieure qu`est le narrateur fondamental ou l`e´nonciateur nous incite a` re´viser le narrateur du re´cit litte´raire dont le statut a e´te´ e´tabli par Genette. Dans le re´cit litte´raire comme dans le re´cit filmique, il conviendrait de se´parer l`e´nonciateur et le narrateur, et d`envisager celui-ci comme une sous-instance dont la fonction narrative est de´le´gue´e par celui-la`.
1 2 3 >