글로버메뉴 바로가기 본문 바로가기 하단메뉴 바로가기

논문검색은 역시 페이퍼서치

불어불문학연구검색

Etudes de Langue et Litterature Francaises


  • - 주제 : 어문학분야 > 불어학
  • - 성격 : 학술지
  • - 간기: 계간
  • - 국내 등재 : KCI 등재
  • - 해외 등재 : -
  • - ISSN : 1226-4350
  • - 간행물명 변경 사항 :
논문제목
수록 범위 : 55권 1호 (2003)
5,300
초록보기
Le vaudeville nai^t vers la fin du dix-huitie`me sie`cle, se vite de´veloppe sous la Restauration et arrive a` son apoge´e pendant le Second Empire. A son succe`s sont attache´s le nom de Euge`ne Labiche (1815-1888) et sa prodigieuse fe´condite´. Mais Le vaudeville est longtemps me´prise´ par le critique e t les milieux intellectuels a` cause de la popularite´ et la vulgarite´ du langage. Malgre´ ces pre´juge´s contre le vaudeville, le public l`admire parce qu`il provoque non seulement un rire ininterrompu jusqu`au de´nouement et exprime aussi la me´diocrete´ de la bourgeoisie. Le vaudeville, en effet, est un genre dramatique qui repre´sente par excellence le re´alisme de la bourgeoisie. C`est surtout l`image fe´minine et ses caracte´ristiques que nous pouvons de´couvrir dans le vaudeville. Cette e´tude a donc pour objectif de montrer l`image fe´minine a` travers L`affaire de la rue de Lourcine de Labiche, ainsi que de de´celer comment l`image fe´minine est invente´e par la socie´te´ francaise du dix-neuvie`me siecle dans le contexte politique, social et culturel. Nous avons d`abord e´tudie´ le vaudeville pour mieux le situer a` la circonstance contemporaine dans laquelle la fe´minite´ est toujours conside´re´e comme infe´riorite´. En analysant ce point de vue, nous avons constate´ de quelle manie`re l`ide´ologie du patriarche s`est inte´gre´e dans l`invention de l`image fe´minine. Cette e´tape me`ne les femmes au conformisme en les empe^chant de re´staurer l`ide´ntite´ fe´minine dans la socie´te´. Et ensuite la re´fle´cion sur la raison politique qui s`est pre´sente´e de facon concise pour cette e´tape: la loi napole´onienne limitant la condition de la femme. Tout au long XIXe` sie`cle, l`individualisme s`est re´pandu dans toute l`europe, la famille dont l`individu fait partie devient l`endroit ou` la femme doit re´sider. C`est dans la conclusion que nous avons constate´ que l`image fe´minine est fabrique´e par le pouvoir patriarcal pour opprimer les pouvoirs politiques et sociales des femmes.

불문학 : 프루스트의 "창"에 나타난 서술의 미학

김귀원 ( Kim Gwi Won )
6,100
초록보기
Du fait que l`espace se trouve incontestablement au coeur de la description dans A la recherche du temps perdu, notre travail est pour savoir la fonction descriptive de la de´itique spatiale par rapport a` la de´itique temporelle. Nous nous demandons quelle manie`re ces mate´riaux sont dispose´s dans son oeuvre et comment `la mise en place` s`inse`re dans le temps de formation. Si l`encadrement est la manie`re dont le romancier fait le choix de l`espace, la fene^tre repre´sente une esthe´tique narrative chez Proust. Ainsi refle`te la fene^tre la perception sensorielle, l`illusion, le de´sir et l`existence du moi, nous allons les pre´ciser a` travers les quatre qualite´s de la fene^tre : la repre´sentation de l`expe´rience sensorielle, le voyeur, l`illusion d`optique et la ste´re´oscope. D`abord, lorsque le moi percoit instantane´ment l`impression, la lumie`re, la couleur et le son dans la conscience, c`est la fene^tre qui fait nous de´couvrir une relation entre la perception et la description du roman proustien. Cet espace refle`te e´galement non seulement l`e´lement sensoriel mais aussi l`aspect temprel. C`est la raison pour laquelle l`expe´rience de la sensation pure du^e au de´sir personnel et au me´moire, est plus importante que l`e´ve´nement historique et dramatique chez Proust. Ensuite, la fene^tre pour le voyeur, est le moyen de la projection du de´sir. La sce`ne se de´ploie souvent par le voyeurisme du he´ros qui veux connai^tre la ve´rite´ cache´ tout en restant au perspective exte´rieur. Et il y a aussi l`e´change entre le voyeur et l`objet observe´. Le variable instrument d`optique se sers d`une perquisition optique qui manipule le zoom. La fene^tre se conside´re comme la technique narrative qui se maintient en objectivite´. dans la pluralite´ de perspective. C`est chez Elstir que s`introduit l`illusion d`optique en repre´sentant une perspective esthe´tique. Il s`agit d`une image ou d`une impression de´gage´e et me´tamorphose´e instantane´ment selon angle, moment et la lumie`re etc.. Cette illusion d`optique a` travers la fene^tre se rapporte a` l`expression me´taphorique. C`est une expe´rience phe´nome´nologique du moi inte´rieur vers le monde exte´rieur. L`action exte´rieur vient de l`e´motion interne dans "l`incessant mouvements du dedans au dehors". L`oeuvre proustienne est en effet cette double ope´ration entre osmose illusoire et fracture insupportable. Lorsque la sensation du dehors rejoint l`ipse´ite´ du moi, l`illusion d`optique abolit la fracture et le segement qui sont aussi l`aspect ne´gatif de la fene^tre. La fene^tre ste´re´oscopique montre une manie`re de juxtaposer le temps, le lieu et les images diffe´rents. C`est par la me´moire que se relisent Combray et Venise. Proust met l`accent sur l`usage du ste´re´oscope pour de´crire des personnsages et des aspects sociaux qui traversent le temps. Les images supperpose´es et oppose´es du ste´re´oscope temporel obtiennent une perspective totale et continue. La fene^tre se manifeste dans un effet me´taphorique "en re´unissant l`une et l`autre pour les soustraire aux contingences du temps." En conclusion, la narration que l`esthe´tique proustienne dispose, s`appuie sur la homoge´ne´ite´ entre `voir` et `e´crire`. Il s`agit non seulement d`une e´criture sensorielle et intuitionnelle suscite´e par les e´le´ments perceptifs, mais aussi de celle qui de´gage une vision inte´gre´e dans le style me´taphorique. Dans ce cas, la description implique une fonction narrative dans l`analogie. Si l`esprit localise en effet l`image reme´more´e dans la dure´e et aussi dans l`espace, la fene^tre est une vision qui relie le monde et le moi. Mais si la tension demeure entre illusion du moi et existence, la connaissance du monde se passe dans ce moi place´ a` la borne entre de´hors et dedans. Lorsque l`e´criture proustienne tatonne une combinaison entre la que^te esthe´tique et

불문학 : 프랑스 상징주의 시의 공감각적 표현(synesthesie) 연구

김동규 ( Kim Dong Gyu )
6,100
초록보기
Ce qu`affirme le symbolisme, c`est que la poe´sie est la pratique ultime et essentielle par laquelle le monde de´couvre son harmonie et sa signification ve´ritables. Ainsi selon le symboliste, le texte poe´tique se propose comme la parole sacre´e en laquelle se nouent e t se re´ve`lent l`imme´diat du monde visible et la perfection du monde invisible. En poe´sie, et notamment chez Baudelaire, on trouve des relations d`analogie d`une part entre les sens(≪Les parfums, les couleurs et les sons se re´pondent≫), et d`autre part entre le monde sensible et un au-dela` que seule la poe´sie permet d`entrevoir. Les premie`res sont appelle´es correspondances horizontales et les secondes correspondances verticales. Dans certains e´tats d`a^me presque surnaturels, la profondeur de la vie se re´ve`le tout entie`re et toutes nos sensations se confondent pour concourir a` re´ve´ler le myste`re de la nature. Dans ces e´tats, on trouve une analogie et une re´union intime entre les couleurs, les sons et les parfums. La synesthe´sie est un phe´nome`ne d`association par lequel des sensations diffe´rentes correspondent les unes aux autres, se font e´cho. Le mot de synesthe´sie est un emprunt scientifique au grec sunaisthe^sie ≪perception simultane´e≫, derive´ de sunaisthanesthai ≪sentir avec≫, verbe compose´ de sun ≪ensemble, avec≫ et de aisthanesthai ≪percevoir par les sens≫. Baudelaire a de´crit la couleur par des mots musicaux dans le Salon de 1864 : Il a dit que ≪cette grande symphonie du jour, cette succession de me´lodie, ou` la varie´te´ sort toujours de l`infini, cet hyme complique´ s`appelle la couleur≫. L`e´crivain des Lettres du Voyant, Arthur Rimbaud, a aussi souhaite´ qu`une langue qui soit celle ≪de l`a^me pour l`a^me, re´sumant tout, sons, parfums, couleurs≫. Apre`s Baudelaire, la poe´sie moderne a fait des synesthe´sies un ressort essentiel de son fonctionnement, soit qu`elles permettent de percevoir les re´seaux de correspondances qu`explore le poe`te, soit qu`elles e´largissent le symbolisme de sons en lui associant progressivement toutes les sensations. Cela veut dire que la synesthe´sie n`est pas seulement une technique poe´tique, mais une resource pour inventer: c`est l`un des outils principaux de la logique de l`invention. Dans cette e´tude, nous nous efforcons de montrer le caracte`re et le sens des synesthe´sies dans la poe´sie symboliste sur un fondement the´orique et philosophique. Par ailleurs, nous pre´sentons des exemples pratiques en analysant des poe`mes de Charles Baudelaire, de Paul Verlaine et un poe`me core´en de Ji-Yong Jeong.

불문학 : 라마르틴느의 영감론과 그 시사적(詩史的) 의미

김용민 ( Kim Yong Min )
5,600
초록보기
On s`accorde a` dire que le XVIII^(e) sie`cle, malgre´ qu`il ait vu apparai^tre Andre´ Che´nier dans sa dernie`re moitie´, est "un de´sert poe´tique francais". La situation n`a pas foncie`rement change´, a` l`e´poque de 1`Empire et de la Re´stauration ou` Lamartine a commene´ a` e´crire ses premiers poe`mes. La tradition et le climat n`e´taient gue`re favorables a` la cre´ation poe´tique. Comment faire resurgir la poe´sie occulte´e, voire e´trangle´e par la pre´dominance de la logique et du mate´rialisme? C`est, d`une certaine manie`re(puisque cela n`est pas ses premie`res pre´occupations), ce a` quoi le poe`te a essaye´ de re´pondre a` travers ses Me´ditations poe´tiques. Nous pensons que ce qu`il appelle l`enthousiasme est une notion centrale pour e´claircir cette entreprise poe´tique. Avec Lamartine, la poe´sie ne se fonde que sur cet e´tat privile´gie´ ou` l`emotion se porte a` sa supre^me puissance. Mais il faut pre´ciser que l`enthousiasme lamartinien n`est pas seulement un e´tat spirituel, mais aussi `corporel` : tout ce qui est la vie inte´rieure(l`e´motion, le sentiment, la pulsion, la sensibilite´, le tremblement) y participe en se pe´ne´trant, en agissant mutuellement. D`ou` la poe´sie de´finie comme "chant inte´rieur", puisque le chant repre´sente la re´action de l`a^me et du corps a` la fois, bref l`action de tout l`e^tre sur la langue. Ainsi Lamartine re´duit la poe´sie au chant et a` des moments particuliers. Selon J.-M. Gleize, c`est "la strate´gie de re´duction de la poe´sie a` elle-me^me". Cela revient a` dire qu`il y e´limine tout ce qui n`est pas poe´sie, c`est-a`-dire presque toute la convention poe´tique du sie´cle pre´ce´dent(discours didactique ou descriptif, ornement, jeu, agre´ment, clarte´, artifice, etc). On a souvent invoque´ son vocabulaire et son style dits ne´o-classiques, pour dire qu`il n`a nullement re´nove´ le langage poe´tique. Mais il ne faut pas trop y insister, surtout quand on veut le situer dans l`histoire de la poe´sie francaise. Sa contribution essentielle est ailleurs : en re´actualisant la vieille the´orie de l`inspiration, en l`approfondissant pour qu`elle re´ponde efficacement a` ses vise´es poe´tiques, a` son tempe´rament, il a re´ussi a` donner l`ide´e d`une poe´sie qui n`est pas sans lendemain. Il a e´te´ le premier(ou un des premiers) a` indiquer le lieu ou` doit se fonder et demeurer la poe´sie a` venir. Sans doute, est-il vrai qu`il n`a pas renouvele´ le langage poe´tique, mais il a re´nove´ la poe´sie elle-me^me, ou du moins la manie`re de la penser.
6,000
초록보기
L`existence du terme "paralitte´rature" sugge`re une entite´ cohe´rente, fonde´e sur les qualite´s intrinse`ques communes des textes concerne´s. Or, au lieu de le confirmer, la de´finition de la paralitte´rature, de´gage´e a` travers surtout le discours critique, nous fait poser une question sur la ve´ritable identite´ paralitte´raire. On se demande s`il ne s`agit pas d`une pratique "commode et indispensable" pour regrouper certaines productions litte´raires exclues du champ institutionnel. L`opinion des chercheurs se divise sur le proble`me de l`existence de la paralitte´rarite´. Sans doute faudra-t-il plus de recherche pour arriver a` une conclusion convaincante. Pour notre part, nous voulons attirer l`attention sur la conse´quence ne´faste de cette pratique de regroupement textuel qui fait envisager les sous-genres exclusivement de facon ne´gative, en opposition a` un autre corpus, la litte´rature tout court. C`est en terme de manque et de de´fauts que le discours critique de´finit la paralitte´rature. Le pre´sent travail propose de re´fle´chir a` cette discrimination en vue de revoir la pertinence du terme "paralitte´rature". L`e´mergence massive de nouveaux lecteurs due a` l`aphabe´tisation ge´ne´rale apre`s la Re´volution et leur demande de plus en plus pressante de lecture est la cause principale du de´classement d`une partie des textes narratifs. Me´fiants vis a` vis du nouveau lectorat, peuple "de´pourvu de tout capital culturel et de tout esprit critique", les lecteurs pre´existants e´litistes n`ont pas voulu reconnai^tre les textes consomme´s par lui. D`ou` la naissance de la litte´rature dite "populaire", le premier phe´nome`ne paralitte´raire. La paralitte´rature se diffe´rencie e´galement par une autre instance : le producteur du texte. Selon l`institution repre´sente´e par l`histoire litte´raire, la production textuelle de l`auteur qui essaie "exclusivement et conscienmment" de satisfaire l`attente du public en sacrifiant le besoin de s`exprimer est conside´re´e comme appartenant a` la paralitte´rature. Nombreux sont les manques et les de´fauts impute´s a` ces producteurs qui se plient aux exigences exte´rieures pour s`assurer facilement le succe`s et la stabilite´ financie`re : pas de style, d`ide´e, d`e´tude, de gou^t artistique, d`observation etc, bref, tout ce qu`il faut pour remplir la mission d`un e´crivain litte´raire. Ils me´ritent donc d`e^tre bannis de la re´publique des lettres. Le mauvais lecteur et le mauvais auteur ne pouvaient faire que le mauvais genre. Le texte constitue la preuve e´vidente des carences nombreuses : immoralite´, invraisemblancem frivolite´, ste´re´otypie, irre´alisme, manque de profondeur psychologique, re´pe´tition etc. Le refus violent et, ensuite, le silence me´prisant entourent cette sous cate´gorie litte´raire. Tous ces aspects ne´gatifs peuvent e^tre conside´re´s comme les e´le´ments constituant l`identite´ paralitte´raire, et, de ce fait, se justifie l`existence du terme "paralitte´rature" en tant qu`une cate´gorie litte´raire. Pourtant, on doit dire que la question paralitte´raire n`est pas pour autant re´solue, puisqu`il faut ve´rifier e´galement la pertinence de ces e´le´ments servant le crite`re de la se´gre´gation. Or, certains e´le´ments paraissent fort contestables pour e^tre applique´s de facon absolue. Il est donc ne´cessaire de les revoir pour rendre la notion objectivement valable.

불문학 : 디드로 드라마론의 현대성

김태훈 ( Kim Tae Hun )
한국불어불문학회|불어불문학연구  55권 1호, 2003 pp. 119-143 ( 총 25 pages)
6,000
초록보기
Diderot en tant que dramaturge est longtemps oublie´ malgre´ sa contribution a` la fondation d`un nouveau genre, ≪drame bourgeois≫. De me^me, le travail the´a^tral mene´ par Diderot e´tait sous-estime´ par rapport a` ses ouvrages philosophiques ou romanesques. Cependant, cet auteur se trouve a` l`origine de toutes les re´novations the´a^trales depuis deux sie`cles. Il a essaye´, dans son refus des conventions classiques de´mode´es et dans sa re´fe´rence aux chefs-d`oeuvres dramatiques, d`e´tablir un genre moyen qui vise a` inspirer a` l`auditoire bourgeois ou populaire l`amour de la vertu, l`horreur du vice en pre´sentant un tableau attendrissant et moral de son propre milieu. Pour accomplir cette mission, Diderot propose dans son drame divers moyens linguistiques et gestuels ou picturals. Ce que Diderot a fait en la matie`re est tout a` fait nouveau dans l`histoire du the´a^tre, car il pre^te a` ses personnages le langage de la vie en abandonnant le vers au profit de la prose. Le vers, qui attire trop l`attention sur les conventions the´a^trales, lui apparai^t de´mode´. Afin de repre´senter la re´alite´ dans sa ≪nudite´ naturelle≫, Diderot refuse le vers qui ne correspond pas a` un dialogue re´el. Il veut donner a` ses personnages le ≪langage vif, presse´, coupe´, tumultueux et vrai des passions≫. Pour le rendre plus re´el, il fait me^me appel aux e´le´ments non verbaux : cri, silence, geste, etc. Mais ce a` quoi il accorde une importance particulie`re dans son drame, c`est le geste, plus susceptible que le discours de cre´er l`e´motion. Il e´prouve le sentiment que le the´a^tre francais a trop privile´gie´ le dialogue et qu`il faudrait restaurer dans sa dignite´ la pantomime des Anciens. C`est en alliant la parole et la pantomime que Diderot e´tablit son univers dramatique. Sa dramaturgie n`est pas faite exclusivement de langage, elle s`approprie les ressources du geste, des exclamations, du de´cor, de la musique. Les expe´rimentations faites par Diderot dans ce genre anticipent exactement sur tout ce que le the´a^tre moderne va explorer. Ce qui montre la modernite´ de ses ide´es dramatiques. Le but de cette e´tude e´tait donc de mettre en lumite´re les aspects modernes du drame de Diderot par l`anaylse de ses deux textes the´oriques, les Entretiens sur le Fils naturel et De la poe´sie dramatique.

불문학 : 빅토르 위고의 「바다의 일꾼들」에 나타난 여성성의 이중적 양상들

김희경 ( Kim Hui Gyeong )
한국불어불문학회|불어불문학연구  55권 1호, 2003 pp. 145-171 ( 총 27 pages)
6,200
초록보기
Les romantiques s`inte´ressaient beaucoup au monde inconnu et infini. Leurs oeuvres montrent l`itine´raire de la recherche du myste`re de monde inconnu. Dans leur exploration du monde profond, l`a^me inconsciente sert de guide pour e´clairer le monde sombre. Cette a^me est repre´sente´e souvent comme la fe´minite´. La psychologie profonde moderne l`appelle `Anima`. L`Anima est l`arche´type dont le ro^le est d`interce´der pour lier le moi a` l`inconscient profond. Cependant, les images de l`Anima se montrent tanto^t dans un ro^le positif, tanto^t dans un ro^le ne´gatif par lequel on est saisi de chaos. Cette e´tude a pour objet de remarquer les aspects de la fe´minite´ et ses ro^les au long de l`itine´raire de la recherche du monde profond dans Les Travailleurs de la mer, e´crit par Victor Hugo dans la dernie`re pe´riode de son exil. Au de´but de ce roman, on rencontre la jeune fille qui se pre´sente comme oiseau et comme ange, et qui s`appelle De´ruchette. Elle repre´sente l`a^me humaine. C`est la raison pour laquelle on pourrait l`appeler ange. Chez Hugo, "la vierge conserve encore une nature ange´lique", comme l`image arche´type d`enfant. Les romantiques pensent que tout est sorti de l`unite´ ou` tout veut se re´inte´grer. C`est pourquoi, pensent-ils, le nouveau-ne´ conserve encore la nature du ciel dont il vient de sortir. Comme l`enfant, la vierge en tant que "bouton de fleur" est conside´re´e comme gemme qui repre´sente l`origine et la possibilite´ de devenir. C`est ainsi qu`apparai^t le ro^le positif de l`Anima dans l`inconscient de l`Homme. Gilliatt, le he´ros du roman se me^le a` la vie de De´ruchette a` cause de l`autre figure fe´minine, le bateau a` vapeur qui s`appelle la Durande. La Durande peut e^tre conside´re´e comme la soeur de De´ruchette par Mess Lethierry qui est son oncle. Un jour, la Durande fait naufrage sur l`e´cueil Douvres. Heureusement, sa machine est intacte et en vie. Il nous semble que la machine intacte dans la Durande naufrage´e repre´sente l`a^me humaine enfouie dans l`inconscient. Cilliatt, solitaire et re^veur, se propose volontairement pour retirer la machine de la mer. La mer qui recommence sans fin, conside´re´e comme une immense hydre vivante, semble repre´senter la me`re terrible qui pourrait tout avaler et affaisser. Dans le fond de la mer, Gilliatt rencontre la pieuvre qui apparai^t comme la de´esse du monde profond. La pieuvre posse´dant l`arme la plus effrayante, la ventouse, fait penser a` la fe´minite´ sensuelle qui prend l`homme au pie`ge. Il s`agit ici du gouffre, comme la fatalite´ fe´minine et terrible. La mer qui nous apparai^t comme le gouffre le plus profond, semble e^tre trop immense pour qu`on puisse lui tenir te^te, Gilliatt, en danger de mort, "terrasse´ par l`immensite´", prie la mer de lui accorder sa gra^ce. Et puis, comme s`il y avait une oreille dans l`inconnu, la mer se transforme en tendre me`re. Gilliatt, rentre´ avec la machine de la Durande, semble aussi retrouver son a^me dans l`inconscient profond. Le gouffre semble devenir tole´rant a` la personne qui a re´ussi a` sortir de lui. A la fin du roman, pourrait-on dire, la retombe´e dans la mer de Gilliatt qui a retrouve´ son a^me, montrerait le retour a` la me`re, ou bien le retour a` son inconscient re´concilie´. De´sormais, pour ce he´ros, la mort qui se montre comme le gouffre le plus sombre ne signifie plus la fin de la vie, mais le myste`re inte´rieur que l`a^me humaine pourrait reconnai^tre.

불문학 : 프랑스의 부역지식인 숙청과 "암울한 시기"에 대한 기억

류진현 ( Lyu Jin Hyeon )
한국불어불문학회|불어불문학연구  55권 1호, 2003 pp. 173-190 ( 총 18 pages)
5,300
초록보기
"Les anne´es noires" de´signent la pe´riode de 1940 a` 1944 pendant laquelle la France a subi l`occupation allemande : elles constituent une expe´rience douloureuse dont il n`est pas facile de trouver l`e´quivalent dans l`histoire de la France. D`une part, la France a vu son territoire pie´tine´ par les troupes allemendes : d`autre part, elle a connu une crise d`identite´ due a` une sorte de guerre civile qui avait divise´ les Francais entre le camp des collaborateurs et celui des re´sistants. Cette crise a fortement marque´ tous les Francais qui s`attanchent a` l`ide´al d`une Re´publique unique et inse´parable et elle a laisse´ un traumatisme dont on s`efforce encore de sortir. La Libe´ration en 1944 a entrai^ne´ imme´diatement l`Epuration qui consistait a` punir les Collaborateurs ayant participe´ au re´gime de Vichy et qui tentaient d`effacer rapidement des traces laisse´es par "les anne´es noires". Quant au milieu intellectuel. l`e´puration s`est impose´e plus que dans les autres secteurs ; car, en France, la notion de responsabilite´ est partage´e par presque tous les gens de lettres. S`il y a eu lieu, paralle`lement a` l`e´puration judiciaire, une e´puration interne parmi les e´crivain, c`est qu`un consensus sur cette responsabilite´ avait e´te´ e´tabli pre´alablement. Cependant, malgre´ la reconnaissance ge´ne´ralise´e du sens moral des activite´s d`e´crivain, un de´bat s`est engage´ concernant l`objectif et l`ampleur de l`e´puration. L`exmen de ce de´bat permet de constater que l`e´puration en France ne se faisait pas d`une manie`re cohe´rente et qu`elle se terminait a` la ha^te en posant plusieurs proble`mes. Bref, l`e´puration en France semble loin d`e^tre exemplaire comme nous le pensons en ge´ne´ral. Compte tenu de ces limites de l`e´puration judiciaire et institutionnelle, on peut envisager la possibilite´ d`une liquidation du passe´ en vertu de la me´moire. Or, il est inte´ressant que cette dernie`re ne proce`de pas a` une rupture imme´diate et sche´matise´e. La lecture des me´moires ou des journaux intimes publie´s pendant la pe´riode de l`e´puration nous invite a` voir que les souvenirs de la collaboration ou des collaborateurs sont absents momentane´ment et qu`ils tombent dans l`oubli volontaire. Ainsi refoule´s et inte´riorise´s, ils resurgiront en surface de la conscience par l`interme´diaire de la repre´sentation litte´raire. La me´moire les conserve pendant plus d`une ge´ne´ration et les rend intacts au moment ou` on ne s`y attend pas. En raison de ce retour des souvenirs, la me´moire contribue a` mieux faire face au passe´ malheureux et a` re´tablir l`identite´ endommage´e.

불문학 : 루소의 「언어 기원론」과 글쓰기의 문제

문경자 ( Mun Gyeong Ja )
한국불어불문학회|불어불문학연구  55권 1호, 2003 pp. 191-208 ( 총 18 pages)
5,300
초록보기
Ge´ne´ralement, l`homme de la socie´te´ veut dire sa ve´rite´ a` l`autre et en cherche le moyen toute la vie. Jean-Jacques Rousseau a tente´ obstine´ment d`e´crire les autobiographies dont les formes se varient. Mais comment dire sa ve´rite´, c`est-a`-dire son Moi? Quel rapport s`e´tablit entre le Moi et le langage? Avant d`e´cire les autobiographies, Rousseau a cherche´ l`origine des langues dans l`Essai sur l`origine des langues, ou` il est parle´ de la me´lodie et de l`imitation musicale et le Discours sur l`origine et les fondemens de l`ine´galite´ parmi les hommes. Dans ces oeuvres, il a distingue´ le langue naturelle d`avec la langue de l`homme. Et il a conside´re´ le de´veloppement de la langue comme un processus de corruption. Donc ce dont il s`agit pour Rousseau est la re´surrection de la langue naturelle, qui lui permet de trouver le langage nouveau. Nous pre^tons attention a` la re´flexion que Rousseau a faite sur le langage : pour lui, le langage nouveau doit avoir une transparence d`expression par rapport au Moi. Cette re´flexion e´volue vers celle du statut du Moi vis-a`-vis de l`autre, lequel, en re´alite´, ne fait que le re´fle´chir a` son propre monde inte´rieur. Dans le discours autobigraphique, les informations explicites de l`e´crivain s`imbriquent dans la fonction d`auto-re´fe´rence du style, en ce que celui-ci refle´te non seulement son souci artistique mais aussi, comme on le sait, sa facon me^me d`e^tre. Lire une autobiographie consiste donc a` relever ces deux aspects et a` les remettre en rapport : il s`agit de deviner son Moi qui se concre´tise a` travers son e´criture. Nous saurons ainsi en quel aspect son Moi finit par se figurer dans ses e´crits. Jean Starobinski a proprement qualifie´ le langage nouveau de Rousseau dans sa transparence et l`obstacle qui explique par exellence le rapport entre la vie et les oeuvres de Rousseau. "Pour Rousseau, la parole est le signe analytique de la pense´e, et l`e´criture est a` son tour le signe analytique de la parole : nous rencontrons finalement aussi le signe d`un signe."

불문학 : 역사소설과 미시사의 조우: 마르그리뜨 유르스나르의 작품을 중심으로

박선아 ( Park Seon A )
한국불어불문학회|불어불문학연구  55권 1호, 2003 pp. 209-232 ( 총 24 pages)
5,900
초록보기
Les romans historiques de Marguerite Yourcenar me´ritent d`e^tre mentionne´s dans un nouveau genre intellectuel concernant l`histoire populaire de nos jours. Cette ide´e vient de l`e´volution de l`histoire traditionnelle vers l`histoire culturelle, de la tendance de l`histoire moderne qui devient de plus en plus romanesque et enfin de l`e´mergence de la micro-histoire. Notre e´tude vise a` comparer les traits de la micro-histoire a` ceux des romans historiques de M.Yourcenar et a` montrer combien les deux genres historiques se rapprochent, parfois se superposent, malgre´ leur diffe´rence de convention ge´ne´rique. Pour atteindre notre but, nous pre´sentons d`abord l`oeuvre de M.Yourcenar sous l`angle dans son rapport avec l`Histoire, comme le sens historique, les re`gles de jeu de l`historien, la question de la ve´rite´, les erreurs des romans historiques et leur limite. Nous parlons ensuite du cours historique et de la notion principale de la micro-histoire : cette dernie`re se fonde sur la re´duction de la dimension d`observation, l`analyse microscopique des documents, l`admission de la litte´rarite´, les indices insignifiants comme un paradigme scientifique, le possibilisme de l`histoire, et enfin l`attention porte´e a` la narration et la re´ception lectorale. En conside´ration de ces caracte´ristiques, nous saisissons ensuite les traits micro-historiques dans les oeuvres yourcenariennes. Dans cette tentative, nous remarquons des resemblances the´oriques entre la micro-histoire et les romans historiques en question, en de´pit de quelques diffe´rences (comme un rapport entre la micro-histoire et la macro-histoire, ou bien un emploi exhaustif de noms re´els). En re´alite´, cette remarque provoquera un conside´rable me´contentement de la part des historiens qui veulent atteindre la ve´rite´ historique et la distinguer de la ve´rite´ litte´raire. Mais il faut dire qu`il y a, dans la ve´rite´, la notion de l`histoire se´pare´e du fictif, mais aussi la notion de l`histoire lie´e a` la ve´rite´. C`est justement dans celle-ci que les romans historiques et la micro-histoire se rejoignent. C`est-a`-dire que le roman historique comme les Me´moires d`Hadrien - dans lequel l`auteur re´ussit a` restituer la voix inte´rieure de l`empereur disparu - y devient su^rement une histoire vraie. Cette perspective donnera finalement une autre tournure aux re´flexions sur l`ide´e du genre: il s`agit de cre´er une nouvelle zone de libre-genre autour des frontie`res ge´ne´riques de la litte´rature et de l`histoire. C`est la` ou` les romans historiques et la micro-histoire s`harmoniseront, sans division ge´ne´rique, comme un prolongement naturel de l`activite´ humaine.
1 2 >