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불어불문학연구검색

Etudes de Langue et Litterature Francaises


  • - 주제 : 어문학분야 > 불어학
  • - 성격 : 학술지
  • - 간기: 계간
  • - 국내 등재 : KCI 등재
  • - 해외 등재 : -
  • - ISSN : 1226-4350
  • - 간행물명 변경 사항 :
논문제목
수록 범위 : 78권 0호 (2009)
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L`implicitation est l`un des domaines les plus importants dans l`etude pragmatique. D`apres Grice, l`implicitation se manifeste surtout quand il y a de la transgression des maximes conversationnelles. Il nous parait d`interessant de decouvrir la signification implicitee dans la transgression. Pour cela, nous avons choisi, comme corpus d`analyse, des publicites francaises, puisque la publicite est l`une des spheres les plus representatives ou se manifestent tres compactement divers exemples d`implicitation. Notre analyse a ete centree sur l`implicitation conversationnelle qui releve du domaine pragmatique. Dans le cadre de l`implicitation conversationnelle generalisee, nous avons examine comment sont employes les operateurs argumentatifs de la scalarite quantitative. Ils sont constitues des lexiques situes en haut de l`echelle argumentative (tous, toujours, le plus, etc.), et orientent l`argumentation publicitaire vers la direction positive (+). Dans le cadre de l`implicitation conversationnelle particuliere, nous avons analyse les cas qui violent expres des regles conversationnelles de Grice. La transgression de la regle de qualite, consideree la plus inviolable parmi les 4 regles, s`opere pour produire des effets discursifs inattendus au detriment du sens vericonditionnel. La violation de la regle de quantite se produit au cas ou l`on offre trop d`(ou peu d`)informations dans la publicite. La strategie publicitaire de BENETTON montre de bonnes exemples de la transgression de la regle de relation. Ses publicites exploitent commercialement des images socialement choquantes, pour attirer les regards des consommateurs. La violation de la regle de modalite est la plus souvent enregistree dans des publicites francaises. L`ambiguite d`expression ou l`ambivalence sont deployes pour produire des effets discursifs interessants. Ainsi, constatons-nous clairement que la communication est accomplie plus par la base de la valeur argumentative ("par ce qui est implicite") que par celle de la valeur informative ("par ce qui est dit"), comme le souligne Grice dans sa theorie d`implicitation.
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Le present article a pour but de tracer l`histoire de la regle de l`accord du participe passe conjugue avec avoir dans l`histoire du francais et de justifier la place qu`elle occupe dans la grammaire du francais actuel. Pour cela, nous analyserons les arguments des grammairiens du 18e siecle mentionnes dans le Journal de la langue francaise (1784-1792), periodique de commentaires sur la grammaire du francais, cree par Francois-Urbain Domergue, grammairien et professeur de francais a Lyon. A cote de l`analyse de ces arguments, nous analyserons aussi cette regle a la lumiere de la theorie de la grammaticalisation et en fonction des deux principes("principe historique" et "principe linguistique") servant a expliquer le systeme orthographique du 17e siecle. Afin de determiner les specificites du francais et ainsi de mieux comprendre la nature de cette regle au sein des langues romanes, nous comparerons en dernier lieu la regle valant en francais avec celle de l`italien. La regle d`origine latine a ete soutenue sans contestation par Vaugelas et par les grammairiens posterieurs(le courant de la grammaire generale et les grammairiens du siecle des Lumieres) en raison de sa necessite pour la clarte du francais, un des soucis majeurs chez les grammairiens du francais classique. Les deux principes qui expliquent le fonctionnement de la regle d`accord sont, selon les termes de Pellat, le "principe historique" fonde sur l`histoire du francais ou sur le latin, et le "principe linguistique" fonde sur le mecanisme de la langue francaise de l`epoque. Domergue utilise ainsi plusieurs criteres pour discerner la transitivite du verbe et la nature du pronom: "comparaison avec le latin", "passivation", "decomposition", "question quoi". Dans l`application de ces criteres, le "principe historique"("comparaison avec l`equivalent du latin", "decomposition"), sous la forme d`analyse formelle, l`emporte sur le "principe linguistique("passivation", "question quoi")", comme nous l`avons constate dans l`analyse du pronom en et du verbe couter. La theorie de la grammaticalisation de Klausenburger fournit une justification a cette regle dans la mesure ou, en francais comme en italien, on applique toujours l`accord du participe avec l`objet qui precede. La structure "avoir/avere+participe passe+objet" garde donc le souvenir de la structure attributive du latin. D`apres cette theorie, l`existence de la regle d`accord confirme la grammaticalisation "incomplete" du temps compose, vis-a-vis de la grammaticalisation "complete" du "futur": au futur, l`auxiliaire(avoir et avere) a atteint un stade d`affixation tandis que, aux temps composes, il en est a un stade anterieur. Pour l`enseignement du francais, cette regle, qui est une regle essentiellement ecrite, pose des problemes d`acceptabilite, et doit donc susciter des remises en question, en particulier avec la forme feminine du participe passe de certains verbes tels que craindre(crainte), plaindre(plainte) et produire(produite). Les linguistes francais d`aujourd`hui prevoient que cette regle est en voie de regression a l`oral et a l`ecrit en raison notamment de transformations dans l`environnement d`enseignement et qu`on se dirige ainsi vers l`invariabilite du participe passe, chemin que l`italien a deja pris. Cet article se veut apporter un eclairage sur les caracteristiques de la regle d`accord soi-disant "normative" en illustrant ses evolutions importantes dans l`histoire du francais. Ainsi nous montrons que la grammaire, comme reflet d`un etat de langue, evolue a tout instant, et que la grammaire du francais est sujette a des changements constants dus a la mise en oeuvre de plusieurs facteurs complexes dans sa propre communaute linguistique.

번역과 해석학

이기언 ( Kie Un Lee )
한국불어불문학회|불어불문학연구  78권 0호, 2009 pp. 393-426 ( 총 34 pages)
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Traduire, c`est une tache difficile a accomplir. Cette difficulte est souvent liee au probleme du langage. Or, le langage est par excellence l`objet hermeneutique. Et l`hermeneutique, art de comprendre ou theorie d`interpretation, entretient une relation plus ou moins etroite avec la traduction, d`autant plus que les deux disciplines ont pour objet commun le texte, c`est-a-dire "tout discours fixe par l`ecriture", pour reprendre la definition de Paul Ricoeur. Sur le plan hermeneutique, ce qui est a comprendre dans un texte, ce n`est pas l`intention de l`auteur, ce que l`auteur aurait voulu dire, mais celle du texte, ce que dit le texte lui-meme. Car la fixation par l`ecriture rend le texte autonome a l`egard de l`intention de l`auteur, dans la mesure ou "elle dissocie completement le sens de ce qui est dit de celui qui le dit", comme le souligne Hans-Georg Gadamer. Du coup, traduire un texte, ce n`est pas traduire l`intention de l`auteur, mais celle du texte. Mais pour traduire un texte, il faut d`abord le comprendre, en suivant le principe du cercle hermeneutique, selon lequel non seulement la comprehension du tout est conditionnee par celle du detail, mais encore inversement la comprehension du detail est determinee par la comprehension du tout. Et comprendre de la sorte, c`est interpreter, parce que l`on comprend un texte, en l`interpretant. "C`est pourquoi toute traduction est deja interpretation, dit Gadamer; on peut meme dire qu`elle est toujours l`accomplissement de l`interpretation que le traducteur a conferee a la parole qui lui a ete proposee." Il s`agit donc ici, on ne saurait trop repeter, "d`une interpretation et non d`une simple coincidence." Autrement dit, la traduction d`un texte n`est pas une "simple reviviscence du processus psychologique origiel de sa redaction", mais "une recreation(Nachbildung) du texte, guidee par la comprehension de ce qui est dit en lui." Or selon Gadamer, "seul le traducteur qui porte au langage la "chose" que le texte lui montre, c`est-a-dire qui trouve une langue qui ne soit pas seulement la sienne, mais encore la langue appropriee a l`original, saura veritablement recreer(nachbilden). Ainsi la situation du traducteur est au fond la meme que celle de l`interprete." C`est dans ce sens-la que recreer, c`est "s`approprier ce qui est dit au point d`en faire son bien propre." Sur ce sujet, Ricoeur dit egalement: "Interpreter, avons-nous dit, c`est nous approprier hic et nunc l`intention du texte", en ajoutant que "surtout l`appropriation a pour vis-a-vis ce que Gadamer appelle "la chose du texte" et que j`appelle "le monde de l`oeuvre"." Bref, le travail de traduction est un processus d`interpretation selon lequel apres avoir bien compris l`intention du texte, le traducteur se l`approprie pour l`exprimer dans sa propre langue. L`appropriation ne peut pourtant resoudre toute la problematique de la traduction, car on ne reussit jamais a effacer la difference fondamentale des langues, laquelle constitue le probleme le plus pernicieux en matiere de traduction. Conscient de "la difference indepassable du propre et de l`etranger", le traductuer doit donc s`accommoder de la distance qui separe l`esprit du discours original de l`esprit de sa replique traduite et accepter que cette distance ne peut etre jamais abolie. Cela veut dire que toute traduction a sa propre limite et que "meme si elle est une recreation magistrale, il lui manquera toujours necessairement une partie des resonances qui vibrent dans l`original." Le regime de la traduction est donc bien celui d`une "correspondance sans adequation", "equivalence sans adequation" ou "equivalence sans identite", pour employer les formules justes de Ricoeur qui representent bien la realite et la limite de la traduction. Traduire, c`est en effet "dire la meme chose autrement". C`est ce que fait le traducteur, sachant qu`il ne peut faire autrement. Admettant l`ecart entre l`adequation et l`equivalence, il se voit alors oblige de "renoncer a l`ideal de la traduction parfaite", ce que Ricoeur appelle "le travail du deuil", en empruntant le terme a Freud. Ce renoncement seul lui permettra de se lancer dans un "defi et bonheur de la traduction" et de s`adonner a "l`hospitalite langagiere ou le plaisir d`habiter la langue de l`autre est compense par le plaisir de recevoir chez soi, dans sa propre demeure d`accueil, la parole de l`etranger." Pour terminer, il n`est une traduction parfaite, tout comme il n`est une oeuvre parfaite. Ce qui compte, c`est de pratiquer le travail de traduction. Traduire, c`est avant tout un praxis.

알제리 대중음악 라이Rai에 나타난 저항의 역사

정지용 ( Ji Yong Chung )
한국불어불문학회|불어불문학연구  78권 0호, 2009 pp. 427-463 ( 총 37 pages)
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Le rai est un genre musical apparu au debut du XXe siecle en Algerie, autour d`Oran. L`origine du mot rai signifie `opinion`, `avis` ou `point de vue`. Comme le chanteur donne sa propre opinion, le chant commence souvent par `Ya rai`. Le rai derive du Melhoun et se developpe contre ce chant populaire traditionnel. A l`epoque colonial, le rai accuse de certains de ses aspects collaborationnistes, de son embourgeoisement, et le transforme librement pour exprimer le sentiment de la classe inferieure, composee essentiellement des paysans deracines par la poussee des colons. Le Melhoun, lui, critique le rai d`avoir deforme la tradition et ainsi d`avoir contribue au colonialisme. En depit de cette opposition, chacun lutte a sa maniere contre le colonialisme. Cheikha Rimitti represente le rai de cette epoque. Femme marginalisee elle-meme, la reine du rai chante ses propres miseres, tristesses et joies, et lutte contre l`oppression imposee aux Algeriennes. Apres l`independance, le rai a connu la gloire, mais celle-ci ne dure pas longtemps. Le gouvernement le bannit officiellement des medias en le considerant comme une musique malsaine. Mais le rai se developpe vite grace aux casettes et lecteur portable parmi les jeunes gens, qui representent environ 45% de la population a la fin des annees 1980. Les nouveaux chanteurs, qui se nomment `cheb`, c`est-a-dire `jeunes`, expriment le sentiment de l`impuissance et de la revolte de la jeune generation par leur musique et surtout par leur `style`. C`est `El harba wine (Fuir mais ou?)` de Khaled que les jeunes gens chantent dans la rue en 1988 pour protester contre le gouvernement algerien. La situation economique s`aggrave, les islamistes gagnent de plus en plus l`Algerie. Dans ce contexte, le gouvernement enterine le rai et le promet comme une musique nationale. Il s`agit de le recuperer pour faire barrage contre l`islamisme radical qui attire les jeunes gens. Les musiciens de rai critiquent la violence et demandent la paix et la democratie. Mais la guerre civile s`eclate. Ils quittent leur pays et s`installent en France ou les algeriens ont immigre depuis l`epoque coloniale. C`est dans le rai que la jeune generation issue de l`immigration, trouve le moyen d`exprimer son identite divisee entre deux cultures et deux langues, et la revolte contre le racisme. Comme le rai exerce une influence sur les jeunes gens de la cite, Nicolas Sarkozy l`utilise lors de la campagne presidentielle de l`annee 2007. Il obtient le soutien de Faudel et affiche `Mon pays` comme le chanson qui incarne l`histoire de sa vie. On tente de recuperer le rai d`une maniere politique et commerciale. Les musiciens de rai y resistent par le moyen du cross-over avec d`autres genres de la sub-culture, notamment le rap. Il est difficile de predire l`avenir du rai. Mais ce qui est sur, quand un Algerien exprime son opinion par la musique, ce sera son rai.
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